College Papers

Sommaire TOC o “1-2” h z u Sommaire PAGEREF _Toc514754083 h 1Dédicace PAGEREF _Toc514754084 h 3Introduction générale

Sommaire TOC o “1-2” h z u Sommaire PAGEREF _Toc514754083 h 1Dédicace PAGEREF _Toc514754084 h 3Introduction générale : PAGEREF _Toc514754085 h 4Chapitre 1 : Généralités sur la PME au Maroc : PAGEREF _Toc514754086 h 9SECTION 1 : Définition de la PME PAGEREF _Toc514754087 h 10SECTION 2 : Le rôle et l’importance de la PME au Maroc : PAGEREF _Toc514754088 h 14SECTION 3 : Les différents types de financement PAGEREF _Toc514754089 h 17Chapitre 2 : le système bancaire et le financement de la PME PAGEREF _Toc514754090 h 27SECTION 1 : La place de la PME au sein des banques marocaines : PAGEREF _Toc514754091 h 30Section 2 : Modalité de financement bancaire : PAGEREF _Toc514754092 h 32Section 3 : Les risques de l’activité bancaire  PAGEREF _Toc514754093 h 39Chapitre 3 : Etude de cas financement à long terme d’une PME  PAGEREF _Toc514754094 h 46SECTION 1 :Présentation de la banque BMCI : PAGEREF _Toc514754095 h 48SECTION 2 : Etude et processus d’octroi de crédits bancaire PAGEREF _Toc514754096 h 52SECTION 3 : Etude du dossier de crédit Cas de la société « X » PAGEREF _Toc514754097 h 57Conclusion générale PAGEREF _Toc514754098 h 68BILBLIOGRAPHIE : PAGEREF _Toc514754099 h 71TABLE DES MATIERES : PAGEREF _Toc514754100 h 73Remerciement
Je souhaite adresser ici mes remerciements à toutes les personnes qui m’ont soutenu, techniquement, pédagogiquement et moralement, pour élaborer ce projet de fin d’étude. Ainsi je dédie ce travail à Mes parents, qui ont tellement investi dans ma formation, en espérant avoir un retour sur investissement supérieur au « coût du capital », à savoir ma Réussite, ainsi que mes frères, qui m’ont trop soutenu. Je remercie chaleureusement mon professeur vénéré enseignant chercheur au sein de la faculté des sciences économique et juridiques de Tanger Dr. HAMZAOUI MOUSTAPHA, qui m’a bien encadré pendant toute la durée de ce travail, sans hésiter à aucun moment de consacrer une part de son temps précieux afin de m’aiderconsidérablement dans la réalisation de ce mémoire.

Je remercie également tous les amis qui m’ont aidé moralement à accomplir ce travail par le biais de leurs conseils, remarques et encouragements.

Je remercie toute l’équipe du personnel de la BMCI Tanger succursale dont je remercie chaleureusement Monsieur TEMSAMANI Hicham le directeur de la banque privé qui m’a aidé énormément durant ma période.

Enfin, je remercie tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin à réaliser ce travail, et à concrétiser mes objectifs.

Dédicace
Je dédie ce travail aux êtres qui me sont les plus chers ;
A mes très chers parents
Rien au monde ne pourrait compenser les sacrifices que vous m’avez consacrez pourmon éducation et pour mon bien-être afin que je puisse me donner pleinement àmes études. Je prie ALLAH, le tout puissant, de vous procurer santé, prospérité etlongévité.

A mes frères, Mohssin, Adil et Soufian
Merci pour votre aide, votre soutien et votre patience. Je vous dédie ce modestetravail en signe de reconnaissance et d’admiration.

A mes amies et mes camarades
Nous avons passé d’agréables moments de confrérie, camaraderie, d’efforts et depersévérance. J’espère pour vous tous des carrières pleines de succès, de bonheur, etune meilleure vie sur le plan professionnel et personnel.

Introduction générale :Le financement de la PME constitue l’un des thèmes de débats économiques les plus importants au Maroc, c’est une composante essentielle du tissu économique, un acteur fondamental dans le développement de notre pays, elle est non seulement une clé de croissance mais également un levier puissant du secteur privé dont l’impact en termes de développement est important.

Il semble toutefois que la croissance et la survie de la PME soient entravées par un certain nombre de difficultés, notamment le problème de financement, de nombreuses enquêtes, ont identifiés l’accès aux ressources financières comme l’un des principaux obstacles.

Elle constitue un réservoir d’emplois, une place importante dans les programmes de lutte contre le chômage, et améliore l’équilibre structurel qui existe entre les PME et les grandes entreprises par le biais de la sous-traitance.

Au Maroc la PME est un sujet récent et très peu d’études aussi théoriques qu’empiriques lui ont été consacrées jusqu’à présent, alors j’ai décidé de m’intéresser à ce secteur et plus particulièrement à ce cercle vicieux dont les entreprises tentent de trouver une issue de secours laquelle est le financement.

Les PME représente 95 % des entreprise, occupent 50% des salariés, réalisent 31% des exportations, 51% des investissements nationaux et 40% de la production. Cependant sa participation au PIB se limite seulement à environ 20% contre 60% dans certains pays. Cela peut s’expliquer par le nombre flagrant d’entraves à qui se heurte la PME marocaine surtout sur le plan administratif, et les difficultés d’accès aux sources de financement ce qui limite son progrès.

Pour favoriser le développement de la PME, les pouvoirs publics se sont appelés à lui assurer un environnement macro-économique, juridique, réglementaires et fiscale, transparent, prévisible ,et lui faire bénéficier de renforcement du dispositif financier national à travers la modernisation du secteur financier et l’apport d’une assistance au secteur bancaire afin d’améliorer l’investissement au niveau de PME.

Malgré les différents types de financement disponible pour les PME, celle-ci reste dans un cadre très limité ce qui amène ces derniers à chercher le financement externe notamment le financement bancaire. Alors elles recourent essentiellement aux diverses lignes de crédits bancaires (Crédits de trésorerie, crédits à moyen et long terme, etc.).Selon Bank Al Maghreb 36% des crédits sont accordés aux entreprises non financières par rapport à 30% auparavant.

L’intérêt de sujet :
L’intérêt est porté principalement sur l’étude de l’ensemble des contraints externes et plus particulièrement les modalités de financement des PME par le biais de système bancaire qui constitue dans notre pays la source de financement principale seul à la médiocrité des dispositions de la finance indirecte .

Les PME occupent une part très importante du portefeuille des banques en matière de crédits conférés pour les besoins des PME en matière d’investissement en équipement et d’extension ou de rénovation.

Malgré cette utilité incontestable dans leur financement les PME rencontrent de nombreux problèmes d’ordre financiers en effet le financement bancaire n’est pas toujours évident pour elles. Elles n’ont pas accès aux crédits ni de la même manière ni de la même montant, puisque les crédits ne sont pas accordés à toutes les PME dans les même conditions et dispositions.

Le rôle de la banque est essentiel dans le développement de l’économie, la capacité de cette dernière joue pleinement son rôle d’intermédiations compte tenu des dispositifs réglementaires…De même l’absence du mode de financement direct impose la banque comme interlocuteur des entreprises pour assouvir leurs différents besoins.

Le financement bancaire se trouve donc renforcé par les besoins nécessaires des PME à rechercher des alternatives à l’autofinancement.

Cette source de financement devient inévitable avec l’accroissement de l’investissement c’est pour cela que les PME attribut une importance manifeste pour les prêtes bancaires et de ce fait sont disposés à proposer tout un ensemble de garanties pour s’offrir les services de cette dernière.

Il est donc judicieux pour la banque de se pencher véritablement sur le financement des PME afin d’en juger au mieux les conséquences.

La problématique qui se pose principalement c’est de comprendre la contribution de la banque et le système bancaire dans le financement des PME au Maroc ?
De cette question centrale il est utile de se poser d’autres questions dérivées :
Quel est l’intérêt pour la banque de financer une PME ?
Quel sont les risques de financement par les banques ?
Comment la banque peut-il financer la PME par les crédits bancaires tout en assurant une crédibilité et un respect des critères ?
Comment se déroule le processus d’octroi des crédits bancaires et les conditions pour accepter le dossier crédits ?
Parmi les raisons qui ont motivé le choix de notre thème :
L’importance des PME dans la sphère économique marocaine, en termes de créativité, compétitivité et performance, et leur contribution dans le développement de l’emploi.

La problématique d’accès au financement qui se pose depuis des années et qui reste à se poser malgré les efforts des parties impliqués.

La complexité de la relation entre la banque et la PME vue l’existence du variable risque crédit.

Le rôle que jouent la banque et les crédits bancaires dans le financement des PME.

L’importance du portefeuille PME des banques, qui est l’un des principaux facteurs de performance.

Le nombre limité des recherches dédie à la PME surtout la contribution du système bancaire et le renforcement de son rôle.

Les objectifs de notre travail :
Objectifs générale : L’objectif de notre recherche est de permettre de déceler le dysfonctionnement relatives à la relation avec le système bancaire comme la principale source de financement externe la plus accessible pour les PME tout en gardant quelques particularité puisque l’accès même pour les crédits bancaires restent limité pour quelques PME qui respectent les critères et les conditions du processus d’octroi des crédits.
Objectifs spécifiques :
Etudier l’environnement des PME en vue de faire l’analyse des besoins en financement.

Etudier les contraintes et les difficultés d’accès des PME aux instruments financiers.

Etudier le rôle que joue le système bancaire pour le financement de ces derniers.

Les obstacles que rencontrent les PME pour accéder et profiter des crédits bancaires.

Hypothèses :
Les documents et les garanties exigés par les banques en vue d’analyser la qualité du crédit à octroyer pourrait constituer un véritable handicap au financement des PME.

La faible intervention du système bancaire dans le financement de la PME.

Les banques se trouvent confrontés au dilemme de respect de la loi bancaire et de répondre positivement d’autre part au besoin de financement des PME.

Méthode de recherche :
Afin de recueillir les informations nécessaires qui nous permettront d’atteindre notre objectif et de répondre à la problématique, nous avons opté pour une démarche qui comporte deux niveaux d’analyses.

Comme tout travail scientifique se doit obéir à une méthode utilisée, il s’avère utile de signaler que le type de méthode utilisée dépend non seulement des gouts personnels du chercheur mais aussi des questions qu’il se pose.

Méthode analytique : cette méthode nous a permet de recueillir des informations quantitative et qualitative, ainsi que l’analyse de l’étude de cas qui fait l’objet de notre cas pratique pour traiter la problématique énoncé au début.

Méthode descriptive : Cette méthode a permis de décrire la contribution de système bancaire dans de financement des PME et de décrire le processus suivi pour l’octroi des crédits bancaire en faveur de la PME afin d’en saisir le sens et obtenir les résultats satisfaisants.  
Techniques : En rapport avec les méthodes ci-haut, nous avons fait recours aux techniques suivantes :
La documentation : Par cette technique, nous avons lu les ouvrages, des revues, articles, et des journaux en rapport avec notre sujet de recherche, nous avons aussi visité les sites internet pour enfin enrichir nos connaissances vis-à-vis   du sujet de recherche.

Etude de cas : utilisé dans les études qualitatives en Sciences humaines et sociales. Elle vise l’étude approfondie d’un cas particulier, il s’agit d’une entreprise (PME) qui a fait recours au financement bancaire.

Le plan de notre travail de recherche est partagé en 3 chapitres :
Généralités sur la PME au Maroc.

et la contribution réelle du système bancaire dans le financement de la PME
La présentation de notre organisme d’accueil et un chapitre consacré à l’étude et le montage d’un dossier crédit pour le financement d’une PME.

Chapitre 1 : Généralités sur la PME au Maroc :Ces dernières années, la croissance et le développement de l’économie marocain est basé essentiellement sur la dynamisation de l’investissement des entreprises notamment les PME. Les efforts déployés, dans ce cadre, visent la mise à niveau et le développement des PME afin de les accommoder aux exigences internationales.
Au Maroc, la PME représente plus de 95% des entreprises, occupe 50% des salariés, réalise 31% des exportations, 51% des investissements nationaux et 40% de la production1. Sa participation au PIB se limite à environ 20% contre 60% dans certains pays
L’accompagnement de la PME tout au long de son cycle de vie par des modes de financement adapté et diversifiés doit être au cœur des convergences afin d’assurer leur compétitivité dans un marché de plus en plus concurrentiel.

Pour toutes les PME, la recherche de ressources financières reste une préoccupation majeure, en effet la grande majorité des PME ne possèdent pas suffisamment de ressources internes (de capacité d’autofinancement) pour couvrir leurs besoins d’investissement. Elles s’orientent donc vers des sources de financement à l’extérieur de l’entreprise, à ce niveau l’emprunt bancaire demeure de loin le mode de financement privilégié des entreprises en générale et des PME en particulier.

La PME au Maroc a évolué selon plusieurs dispositions contenues dans les différents textes qui ont pour but de cherché à encourager cette catégorie d’entreprises en raison de sa taille réduite et sa fragilité relative en comparaison avec son rôle de développement de l’économie. Parmi ces textes, on peut citer : La procédure simplifiée accélérée de 1972, le code des investissements de 1983, la définition de Bank Al Maghreb de 1987.

Lors de ce premier chapitre qui s’avère primordial pour traiter notre problématique de financement de la PME par le système bancaire on va commencer par la définition de la PME au niveau national et international, les critères pour définir une PME ainsi que le rôle que joue la PME comme moteur économique au Maroc ,puis on doit jeter un coup d’œil sur les difficultés que rencontrent la pme au sein du sphère économique marocaine notamment le problème de financement et pour avoir un fil conducteur avec le chapitre suivant on doit nécessairement présenter les types de financement accessibles pour la pme marocaine toute ont mis le point sur le secteur bancaire comme moyen de financement le plus accessible et le plus disponible pour une PME dans une situation assez difficile comme la PME marocaine.

SECTION 1 : Définition de la PME :Définition de la PME au niveau international :« Selon international financial corporation (L’IFC), une PME est définie par trois critérs relatifs aux nombres d’employés , au total actif et aux ventes annuelles »
TOC h z c “Figure” Table SEQ Table * ARABIC 1: les seuils quantitafs retenus pour définir la PME.

D’autre part la PME se définit comme :
« La catégorie des petites et moyens entreprises (PME) est constituée des entreprises qui occupent moins de 250 personnes , et qui ont un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros ou un total de bilan n’éxcédant pas 43 millions d’euros »
L’unification de la définition de la PME est considérée comme un critére important pour le faire bénéficier des programmes d’appuis instaurés par les autorités européenne.

Le projet de la premiére définition commune de la PME a été ratifié par « la commission européenne » en 1996 et amplement appliqué par l’ensemble de l’union européenne . le 6 mai 2003,la comission a adopté une nouvelle définition entrée en vigueur le 1ér janvier 2005 pour tenir compte de l’évolution économique des PME.

« Selon la commission Européenne », la PME se définit comme suit :
«  La catégorie de la micro, petite et moyenne entreprises (PME) est constitué des entreprises qui occupent moins de 250 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 millions d’euros ou dont le total du bilan annuel n’excède pas 43 millions d’euros ». A l’opposé de l’union européenne, la définition de la PME retenue par les Etats-Unis repose sur deux critères :
Nombre d’employés : Moins de 500 employés pour la plupart des entreprises manufacturières et d’exploitation minière
Chiffres d’affaires annuelles : Moins de 7 millions de dollars pour la plupart  des entreprises non manufacturières, mais peut aller jusqu’à 35,5 millions de dollar (IFC 2004)
Définition de la PME au Maroc :«On entend par Petite et Moyenne Entreprise, ci-après dénommée PME, toute entreprise gérée et/ou administrée directement par les personnes physiques qui en sont les propriétaires, copropriétaires ou actionnaires, et qui n’est pas détenue à plus de 25% du capital ou des droits de vote par une entreprise ou conjointement par plusieurs entreprises ne correspondant pas à la définition de la PME ».

Gérance ou administration
CAPITAL OU DROIT DE VOTE
CAPITAL OU DROIT DE VOTE
Detenu par
Gérance ou administration
CAPITAL OU DROIT DE VOTE
CAPITAL OU DROIT DE VOTE
Detenu par
Plus de 25 % – des fonds collectifs d’investissement,
– des sociétés d’investissement en capital
– des organismes de capital risque
– des organismes financiers dûment HABILITENT à faire appel à l’épargne publique en vue d’effectuer des placements financiers.

Pour les entreprises existantes :
TYPE D’ENTREPRISE
EFFECTIF
CHIFFRES D’AFFAIRES TOTAL DU BILAN
annuel HT ou annuel
PETITE ET MOYENNE ENTREPRISE
??200 personnes?
??75 millions DH?
??50 millions DH
?
Table SEQ Table * ARABIC 2: définition de la PME existants Par ailleurs, les PME doivent répondre aux deux conditions suivantes :
Avoir un effectif permanent ne dépassant pas 200 personnes.

Avoir réalisé, au cours des deux derniers exercices, soit un chiffre d’affaires hors taxes inférieur à 75 millions de DH, soit un total de bilan inférieur à 50 millions de DH.

Cette même charte propose également des critères spécifiques aux entreprises nouvellement créées (c’est à dire celles qui ont moins de deux ans d’existence) :
« sont considérées comme PME les entreprises ayant engagé un programme d’investissement initial inférieur à 25 millions de DH et respectant un ratio d’investissement par emploi inférieur à 250 000 DH »
Parallèlement un système a été adopté par l’ensemble des banques marocaines au cours de l’année 2004 proposant des échelles de notation différenciées suivant la catégorie d’entreprise concernée (grande entreprise, PME, micro- entreprise), ces dernières étant définies sur les bases suivantes :

Table SEQ Table * ARABIC 3: échelle de notation suivant la catégorie d’entreprise concernéeUne des premières constatations que l’on pourrait relever lors de l’analyse des PME marocaines, est l’ambigüité autour de leur définition.
« La charte PME élaborée en 2002, retient deux familles de critères déterminant de la PME, le premier est le nombre d’employés permanents (moins de 200) et le deuxième est le chiffre d’affaires ou total bilan.
Cependant, l’ANPME, et la CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc), ont élaboré une nouvelle définition à l’échelle nationale qui a un objectif double. Il s’agit de disposer d’une définition unifiée qui reflète la taille que les entreprises doivent avoir pour affronter la globalisation et contribuer à la cohérence du fonctionnement du dispositif d’appui aux PME.

« Selon Bank-Al Maghreb  il existe deux critères déterminants la définition de la PME qui sont: le chiffre d’affaires annuel et le montant des crédits bancaires dont la PME bénéficie. »
La grande entreprise : le chiffre d’affaire hors taxes ou celui du groupe d’intérêt auquel elle appartient, est supérieur à 175 millions de dhs.

La petite et moyenne entreprise : y compris les entrepreneurs individuels est celle qui répond à l’une des deux conditions suivantes :
Le chiffre d’affaires hors taxe ou celui du groupe d’intérêt auquel elle appartient est supérieur à 10 millions de dhs et inférieur ou égal à 175 millions de dhs.

Le chiffre d’affaires hors taxe est inférieur à 10 millions de dhs et le montant global des créances que détient l’établissement de crédits à son égard ou du groupe d’intérêt auquel elle appartient, est supérieur à 2 millions de dhs.
La très petite entreprise : le chiffre d’affaires hors taxe ou celui du groupe auquel elle appartient est inférieur à 10 millions de dhs et le montant global des créances détenues à son égard est inférieur à 2 millions de dhs.

SECTION 2 : Le rôle et l’importance de la PME au Maroc :Les petites et moyennes entreprises constituent le centre de l’économie marocaine avec 40% de la production, et 31% des exportations. Elles sont présentes dans tous les secteurs de l’activité économique marocaine : l’agriculture, l’industrie, l’artisanat, le BTP, les commerces et enfin les services qui incluent le tourisme, les communications, les transports et les services financiers.
Dans le secteur artisanal, la PME prédomine encore plus dans la pêche, l’élevage, et surtout dans les métiers traditionnels à forte valeur ajoutée culturelle et sociale.

La PME accuse également une présence très remarquée dans le secteur du BTP où mis à part la production des matériaux de construction, la grande majorité des entreprises marocaines de construction entrent dans cette catégorie. Ainsi, l’ensemble de ce secteur artisanal qui compte près de 2 millions d’emplois est constitué dans sa plus grande majorité de PME.801370-172148500957580-1721485001436370-172148500
Le secteur du commerce qui compte 888.000 emplois (hors informel) est constitué dans presque son intégralité de PME.720090-405765001197610-405765001395730-40576500
Le secteur des services, et tout d’abord dans le tourisme qui compte près de 600.000 emplois, la PME constitue un outil privilégié dans la promotion de l’hôtellerie, de la restauration et des agences de voyages.

Figure SEQ Figure * ARABIC 1 : répartion des PME / la Moyenne du CA des PME par secteur d’activitéLes graphiques suivants montrent la répartition des Pme par secteur d’activité avec un moyen de 41% pour le secteur de commerce et le graphique 2 montrent la moyenne du chiffre d’affaires des PME par secteur entre 2008 et 2009 ou on trouve un chiffre d’affaire élevé pour le secteur de manufacturent suivi par le secteur de commerce et BTP avec des chiffres quasi similaires.

Le graphique en bas montre la moyenne de dette financière par secteur d’activité.

Figure SEQ Figure * ARABIC 2 : Moyenne de la dette financière par secteur d’activitéLe rôle de la pme dans l’économie marocaine :Personne ne peut douter le rôle important que joue de la PME dans le développement économique et social du pays .Ce poids des PME est lié à leurs capacité caractérisés par une flexibilité, une souplesse des structures de gestion et de production avec un taux de recrutement important par rapport aux grandes entreprises et une mobilisation des facteurs de production.
La PME, facteur de promotion social :
Auparavant le rôle de l’entreprise était limité à la production des biens et services pour réaliser un profit et par conséquent participer à la croissance économique nationale, le nouveau concept de développement durable a introduit des nouvelles responsabilités vis-à-vis de son environnement notamment social et écologique, les PME est une catégorie d’entreprise considéré comme un facteur de promotion social à travers leur contribution pour réduire le taux de chômage , le niveau de vie de la population , l’amélioration des conditions de vie des participants ainsi que l’entourage.

En effet, pour s’inscrire efficacement dans le processus de développement, les entreprises aujourd’hui, doivent prendre en compte d’autres objectifs, dans leurs stratégies, en plus de l’efficacité économique pour être un ” bon citoyen ” responsable.

La PME, facteur de souplesse et de renouvellement industriel :La souplesse d’une économie est liée à sa capacité de faire face aux déséquilibres (conjoncturels ou structurels) induits par l’évolution de l’environnement économique et technologique. Le tissu des PME par contre réagit aux déséquilibres économiques de manières inégales et différentes selon les situations respectives des entreprises.

Les PME sont sources de renouvellement industriel à travers le processus de création d’entreprises, c’est à dire que si les PME se caractérisent par un certain degré de mortalité et par une plus grande sensibilité en phase de récession, elles représentent le gros des troupes au niveau de la création des entreprises et réagissent plus rapidement à toute politique de relance de l’activité économique.

Elles constituent ainsi un facteur de renouvellement et de vitalité industrielle par la diversité de leur présence sectorielle (la présence des PME dans plusieurs secteurs d’activités).

Moteur de développement régional et base d’équilibre :
Pour toute politique d’aménagement du territoire, Le développement régional ne peut se faire sans les PME, La promotion des PME hors des villes exerce un impact direct sur celle-ci et contribue à la résolution des problèmes urbains. La petite et moyenne entreprise constitue un véritable levier de développement régional, elle permet de promouvoir la classe moyenne et d’assurer l’intégration sociale, la PME apparaît ainsi comme le seul élément capable de relancer l’investissement et de créer des emplois.

SECTION 3 : Les types de financement / les demandes de financement exprimées par les PME :Pour exercer son activité, l’entreprise doit engager des dépenses avant de percevoir des ressources par exemple la réalisation des investissements matériels, achats des matières et fournitures et prévision de la rémunération de la main d’œuvre. Il y a donc un décalage dans le temps entre les paiements et les encaissements concernant aussi bien les investissements que l’exploitation. Ce décalage crée des besoins de financement que l’entreprise devra couvrir en se procurant des fonds selon différentes sources et modalités.

Les PME disposent de deux formes de financement ; on a d’un côté le financement interne c’est à dire le financement par les fonds propres, et d’un autre coté le financement externe par des organismes financiers.
Les types de financement mis à la disposition des PME :Le financement interne 
L’autofinancement :La capacité d’autofinancement d’une entreprise résulte d’abord de ses performances économiques et commerciales qui donnent naissance à son excédent brut d’exploitation (EBE).

L’autofinancement est une ressource gratuite et renouvelable pour l’entreprise, Il correspond à l’aptitude réelle de l’entreprise à s’autofinancer. Il permet une certaine indépendance financière, une maîtrise des charges financières, une amélioration de la situation et donc de la valeur des actions.
En effet, l’autofinancement donne à l’entreprise une liberté d’action car elle sera indépendante de ses créanciers. Il est d’une grande importance pour les dirigeants de l’entreprise du fait qu’il se substitue d’une part à toutes autres sources de financement et par conséquent, il épargne aux dirigeants de payer des intérêts excessifs, et d’autre part, il donne plus de liberté de manœuvres aux gestionnaires de l’entreprise.
Ces arguments nous laissent dire qu’un autofinancement est plus avantageux pour une entreprise qu’un financement externe sans oublier de mettre en place également les inconvénients de l’autofinancement qui se résume principalement dans l’inconvénient le plus grave qui provient du fait que l’autofinancement n’est perçu qu’à travers le critère de la gratuité. Cette dernière pousse les PME souvent à commettre un certain nombre de négligences dans le choix des investissements. Autrement dit, les PME qui utilisent l’autofinancement ne font que de perdre et gaspiller les ressources retenues.

L’augmentation du capital : Lorsqu’une entreprise a besoin d’augmenter ses ressources stables, elle peut recourir à une augmentation de capital. Et par définition l’augmentation de capital est une vente d’actions nouvellement émise et offertes aux investisseurs, en contre partie de leurs apports en numéraire ou en nature, à la société émettrice. Toute augmentation du capital se traduit, pour les actionnaires anciens par un partage de pouvoir et de bénéfice par action avec les souscripteurs nouveaux. L’augmentation de capital est généralement fermée au niveau de la PME, dont les actionnaires majoritaires sont souvent soucieux de la préservation de leur indépendance et de leur contrôle. L’augmentation de capital revêt plusieurs formes qui n’ont toutes les mêmes implications en termes de ressources et de structure financière on distingue :
L’augmentation de capital par apport en numéraire : L’augmentation de capital en numéraire représente la forme la plus intéressante parmi les différents types d’augmentation de capital et présente un intérêt stratégique pour le financement de l’entreprise précisément car elle d’assure l’autonomie financière de l’entreprise et augmente le fonds de roulement par des apports en trésorerie ;
L’augmentation de capital par apport en nature :Il s’agit d’apports d’actifs en nature sous forme d’immobilisations incorporelles (brevets, apports en industrie …) d’immobilisations corporelles, financières ou enfin d’actifs circulants(créances client ,stocks ). En contrepartie de l’inscription des actifs au bilan, il y’a l’émission d’actions sans droit préférentiel de souscription pour les anciens actionnaires.

L’augmentation de capital par incorporation de réserves : L’entreprise augmente son capital en intégrant les réserves accumulées majorées le cas échéant du résultat de l’exercice, du report à nouveau et des primes d’émissions antérieures. Cette forme d’augmentation n’apporte aucune liquidité additionnelle à l’entreprise ; le fond de roulement et la trésorerie demeurent inchangés. Elle permet, simplement, de rééquilibrer les fonds propres et d’ouvrir un nouveau potentiel de reconstitution de réserve légale.
L’augmentation de capital par conversion de dettes : Dans certains cas l’entreprise peut chercher à intéresser ses créanciers à convertir leurs créances en actions afin de réduire son endettement tout en s’engageant sur un futur meilleur, cette pratique permet d’accélérer le redressement financier de l’entreprise qui dispose des perspectives d’exploitation favorables.
Notons que seule la conversion de dettes à court terme améliore l’équilibre financier puisque le fond de roulement augmente du montant de la conversion alors que la remontée en dettes à moyen et long terme n’a aucune incidence sur le fond de roulement.

Les apports en comptes courants d’associés (CCA) :
Ces apports correspondent à des prêts accordés par les associés à leurs sociétés. Ces dettes financières sont rémunérées et leur mode de rémunération ne dépend pas de l’évolution de la rentabilité de l’entreprise. Pour l’entreprise notamment familiale ces apports sont une ressource stable de financement, certes exigible mais obtenus sans garanties et sans formalités. Du point de vue général, le financement interne a été critiqué parce qu’il est un obstacle à la mobilité du capital, mais Généralement les PME préfèrent ce genre de financement interne pour combler au moins une partie de leurs besoins en fonds de roulement ou en équipement. Ce genre de financement à l’avantage de les protéger contre les malentendus et permet de garder une indépendance pouvant résulter d’un engagement avec d’autres organismes financiers.
L’autofinancement reste la voie traditionnellement préférée par les dirigeants des PME, car la propriété du capital reste familiale et concentrée.

Mais, il est à constater que le financement interne est rarement suffisant à financer la croissance de la firme, qui est amenée à se tourner vers le financement externe ou autres moyens de financement notamment le financement bancaire.

Le financement externe :Ces dernières années, la concurrence entre les entreprises est devenu très ride ce qui rend nécessaire pour l’entreprise de chercher de nouvelles parts de marché, l’entreprise doit donc chercher d’autres sources de financement pour son cycle d’exploitation courant et à optimiser les coûts liés à ces financements.
Au Maroc, comme dans tous les pays en voie de développement, les entreprises souffrent de l’insuffisance des capitaux internes (autofinancement), donc elles font recourent généralement aux capitaux externes (financement externe) car l’insuffisance des capitaux propres se voie clairement lors de la réalisation des événements importants dans la vie de la PME tels que des projets d’investissements ou restructurations diverses. Le financement de ces opérations nécessite un apport important de fonds. L’appel à l’extérieur, tel que le secteur bancaire, et à d’autres moyens de financement apparaît comme une fatalité.

Le financement bancaire :
Le financement bancaire est la problématique que nous tentons de traiter lors de ce travail et qui va faire l’objet d’une chapitre ou on va détailler et approfondis les différents types de financement bancaire et les limites que peuvent rencontrés les PME pour accéder à ce type de financement.

Les banques se sont impliquées depuis longtemps dans le développement de cette catégorie d’entreprises, et a par conséquent, toujours veillé à consolider leurs relations par l’amélioration constante de leur prise en charge et leur accompagnement, avec une panoplie d’outils de financement, quelle que soit la problématique et les besoins de la PME.
Avant de financer un projet d’investissement, les banques exigent une étude de la rentabilité du projet et du niveau d’endettement de l’entreprise. L’existante de fonds propres suffisants conditionne l’octroi d’un prêt, et les conditions dans lesquelles il est accordé (taux d’intérêt, sécurité prise,…).

Le crédit aux PME est une opération d’investissement à risques contre lesquels la banque doit prendre des précautions en avance.

Les contraintes de financement sont plus grandes pour les entreprises de petites tailles, le système bancaire représente le premier partenaire financier pour les PME en dépit de ces réticences à assurer leur financement, le financement par emprunt est connu comme l’une des principales sources de financement des PME.

Le financement par le crédit-bail  :Le financement par crédit-bail de l’investissement connait un développement significatif et contribue de façon de plus en plus active au financement des entreprises en croissance présentant une rentabilité satisfaisante. Le crédit-bail est souvent utilisé en complément du financement bancaire parfois comme une source alternative. On peut distinguer entre le crédit-bail mobilier et le crédit-bail immobilier.

Le financement par le capital risque :Le financement en capital risque est un financement risqué, en participation qui impose la confiance, l’adhésion au projet et le suivi. Il induit une approche et des relations nouvelles entre l’entreprise financée et l’organisme de capital risque, dans le cadre d’un partenariat financier et parfois de gestion. Le capital risque est un moyen de financement en fonds propres très sélectif, réservée à des entreprises présentant un potentiel de développement et de rentabilité élevée sur le moyen et le long terme. Au Maroc, le financement en capital risque est encore jeune. Il est exercé dans un cadre légal peu incitatif et qui se caractérise encore par l’absence d’un cadre législatif et réglementaire.
Le financement via le marché boursier :
Le financement de l’économie national : le marché financier procure à l’Etat des ressources supplémentaires pour mener à bien sa politique économique et sociale et faciliter la croissance des entreprises coté à la bourse de casa.

On peut considérer aussi les marché boursier comme un moyen d’organiser la liquidité de l’épargne investie à long terme en effet les placements sur le marché boursier présentent l’avantage d’être immédiatement mobilisable.

Un outil concourant à la mutation des structures industrielles et commerciales : il facilite la fusion des entreprises
Le financement des PME par le marché financier marocain est pratiquement inexistant en raison de l’étroitesse de ce marché et des conditions exigées pour y accéder.

La création d’un nouveau marché réservé aux PME en 2001 et les incitations fiscales et financières adoptées, n’ont pas encore permis une certaine mobilisation des fonds sur ce marché par ne genre d’entreprises.

Le financement interentreprises :Le crédit interentreprises est le crédit financier que les entreprises s’accordent entre elles dans le cadre de leurs relations commerciales d’achats et de ventes. Il résulte des délais de paiement contractuels convenus entre elles. Le crédit interentreprises constitue aujourd’hui une composante essentielle dans le financement à court terme de l’activité des entreprises. C’est une source de financement qui peut être importante mais qui n’est pas sans risque, car contrairement aux banques, les entreprises ont des capacités assez faibles pour mesurer la solvabilité de leurs clients à qui elles accordent des délais de paiement.

Le financement par les banques islamiques :Parmi les différentes sources de financement disponible pour la PME au Maroc la problématique d’insuffisance de financement continue alors à coté de financement bancaire , le financement par fonds propres ( financement structurés) s’ajoute le financement alternatif notamment les banques participatives qui vient de naitre au Maroc, la PME peut recourir aux financements structurés conformes Sharia Compliant pour répondre à divers besoins de financement : financement à court terme (par exemple : murabaha.), financement immobilier en leasing (ijaara) et financement de projets (mudaraba, musharaka, wakala, etc.). Il s’agit d’instruments financiers qui ne sont pas basés sur le commerce de dette mais sur les actifs et qui reposent sur deux principes simples : asset-backing et partage des risques.

Plusieurs analyses ont montré que même dans les pays où la finance islamique s’est développée, le financement de la PME par des produits participatifs demeure encore négligeable. Par le fait que la finance islamique ne concerne que les activités dont la licéité du point de vue de la Sharia ‘a est prouvée.
De plus, dans les pays où ces produits existent, il est reproché aux banques islamiques d’exiger des garanties (hypothèques, nantissement, etc.) jugées élevées en raison du caractère fragile des PME, et cela sans compter que le coût des produits islamiques est souvent plus coûteux que celui des banques classiques, du fait surtout des frottements fiscaux.

Les Sukuk, l’outil de finance islamique par excellence en matière de financement de la PME, infrastructures et apportent des solutions et des alternatives fortement intéressantes pouvant répondre aux besoins des PME, les grandes entreprises qu’elles soient cotées ou non, les banques et aussi les assureurs.

Figure SEQ Figure * ARABIC 3: capital social initial et sources de financements des entreprises« Selon inforisk, le graphique suivant présente les différentes sources de financement des entreprises (PME, TPE et GE), on remarque que la PME à un accès avec 12% pour le crédit de trésorerie qui est le mode de financement bancaires le plus demandés de la part des entreprises, 33% des crédits interentreprises qui constitue aujourd’hui une composante essentielle dans le financement à court terme mais qui n’est pas sans risque.

On remarque notamment la faiblesse de capital social initial de la Pme par rapport aux autres types d’entreprises du au problème de financement qui se pose depuis la création de ce type d’entreprises.

Les besoins financières de la PME marocaine :Les besoins financiers de la PME sont dans plusieurs cas similaires et sont de plusieurs ordres :
Le besoin de financer l’implantation :
Souvent le capital disponible est insuffisant pour faire face aux investissements nécessaires pour le démarrage de l’activité d’où le besoin de recourir à d’autres sources sur la base de l’élaboration d’un plan d’affaires.
Le besoin de financer le développement de l’activité :
La croissance de l’entreprise entraîne la nécessité de se doter de quelques moyens de plus en plus performants d’où un besoin de financer de nouvelles acquisitions permettant, soit de renouveler les équipements, soit d’acquérir des équipements additionnels.

Les besoins de financement liés à l’investissement :
« On appelle investissement, l’engagement d’un capital dans une opération de laquelle, on attend des gains futurs, étalés dans le temps »
Les besoins de financement liés à l’exploitation :
Toute entreprise quelle que soit son efficacité ou quelle que soit sa structure financière, peut se trouver confrontée à un problème de trésorerie de façon conjoncturelle ou structurelle. Ce problème peut survenir car, à court terme, l’entreprise doit de manière permanente chercher à assurer le financement de son actif circulant, a cet égard, l’entreprise recours à des crédits de fonctionnement qui ont des données plus courantes que ceux d’investissement permettant l’équilibrage financier.

Besoins de financement lié à l’innovation :
 Dès qu’il s’agit de projet de recherche et de développement ou innovant, il est surtout question de choix risqués et coûteux, de plus le coût des travaux de recherches et développement compte parmi les principales contraintes au développement de tels travaux. Malheureusement le concours du secteur bancaire au financement de ce type de projet reste timide.
Le besoin de financer le fonds de roulement :
Souvent les entrées de trésorerie ne correspondent pas avec le cycle des décaissements pour le fonctionnement normal de l’entreprise et conduit à des besoins ponctuels de trésorerie.

Conclusion :Les petites et moyennes entreprises forment l’armature de L’économie et sont une source essentielle de croissance économique, de dynamisme et de flexibilité aussi bien dans le pays. La PME au niveau national, constitue une classe stabilisatrice, elle est devenue actuellement l’élément essentiel dans la politique de gouvernement pour résoudre certaines difficultés économiques et sociales vu les rôles que joue cette dernière au sein du terrain économique marocain.

La PME est présente dans toutes les secteurs d’activité avec des parts très importants ce qui explique les différents actions mise en place pour aider dans le développement et la promotion de ce type d’entreprise avec la mise en œuvre de plusieurs politiques d’aides et d’appui pour accompagner les PME dans leurs activités.

Il existe plusieurs définitions de la PME que ce soit au niveau national ou international c’est là où il existe le problème c’est l’absence d’une définition unifiés et aussi l’absence d’une actualisation des définitions de ce type d’entreprises.
Le choix du mode de financement pertinent est indispensable pour n’importe quelle entreprise quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité le type de financement le plus souhaités c’est l’autofinancement ce qui n’est pas toujours valable vu l’insuffisance ou parfois la non disponibilité de ce choix ce qui exige l’entreprise de chercher d’autres sources externes notamment le financement bancaire qui reste de loin le mode de financement le plus accessibles vu la difficulté de la pme pour accéder au marché boursier qui restent un choix très faible au Maroc.

Chaque entreprise à des besoins différents de l’autre ce qui lui donne une idée claire sur quel type de financement doit faire appel.

Chapitre 2 : le système bancaire et le financement de la PME au MarocDe nos jours, la relation entre la banque et la PME jouent un rôle très important dans le système productif du pays vu que la conception, la naissance, et le développement des PME sont rattachés à la contribution de la banque car la petite et moyenne entreprise fait recours à ce dernière pour ce faire financer , nous pouvons dire que la banque est un partenaire nécessaire pour la PME et vice-versa, cependant , les banques voient le marché des PME comme un marché vaste et de grande potentialité , et qu’elle réalise une forte rentabilité avec cette catégorie d’entreprises en comparaison avec d’autres catégories ( grande entreprise), et les PME occupent à peu près la moitié des crédits consentis par la plupart des banques.

En effet la grande majorité des PME ne possèdent pas suffisamment de ressources internes (de capacité d’autofinancement) pour couvrir leurs besoins d’investissement Ou autres, alors elles s’orientent donc vers des sources de financement à l’extérieur de l’entreprise. A ce niveau, l’emprunt bancaire demeure le mode de financement privilégié des entreprises en générale et des PME en particulier. Dans ce qui suit on va présenter quelques chiffres qui expliquent la contribution de la banque marocaine dans le financement des pme par l’octroi des crédits selon les rapports annuels affichés par BAM.

Le graphique suivant représente les parts des crédits accordés aux PME dans la région MENA (2014), on remarque que Le Maroc fait mieux en termes de financement des PME dans la région Mena. En revanche, il est loin des pratiques sur les marchés plus matures.

Figure SEQ Figure * ARABIC 4 part des crédits accordés aux PME dans la région MenaSelon un article affiché sur le journal de l’économiste en 2014 dont le titre  « Les TPME souffrent du crédit bancaire, déjà que cette source de financement n’est pas facile d’accès », l’encours des prêts aux TPME ne dépassent pas 36% des concours des établissements de crédits aux entreprises.
Figure SEQ Figure * ARABIC 5 : concours des institutions financières aux TPMESelon les résultats affichés dans le rapport annuel 2016 de BAM il y a une évolution Marquante du crédit octroyé par les banques, la reprise du crédit bancaire a davantage concerné les entreprise non financières celle-ci ont bénéficié d’un encours de crédit en hausse de 3.4%, après un recul de 1.7% en 2015, en ligne avec la reprise observé au niveau de l’investissement.
Une progression de 14% de l’encours des créances en souffrance auprès des sociétés non financières, qui se situe à 38,3 MMDH à fin 2016. Les créances en souffrance représentent ainsi 11,6% de l’encours du crédit bancaire alloué aux sociétés non financières, qui s’établit à 329,1 MMDH.

Figure SEQ Figure * ARABIC 6 : Évolution du crédit octroyé par les banques en (%)Le taux d’endettement à long terme d’un échantillon de près de 14.000 sociétés, analysé par Bank Al-Maghreb, s’est établi à 41%. Mais il est bien plus faible pour les PME (20%) S’il a augmenté de 4 points pour l’ensemble des entreprises sondées par BAM, il s’est détérioré de 7 points pour la PME. Et il existe plusieurs raisons à cela, dont l’accès au crédit bancaire et aux autres sources de financement (Bourse, marché obligataire…).
Les PME qui font recours à l’endettement bancaire, les crédits bancaires sont dominées par les crédits à court terme.

Après cette présentation de quelques chiffres et de l’importance des crédits bancaires dans le financement de la PME puisque c’est le mode de financement le plus accessibles pour la PME marocaine même si ce mode nécessite beaucoup d’évolution et de lui donner plus d’intérêt que ce soit au côté de la banque ou de la PME elle-même pour trouver ou exactement se trouve le problème dans ce cercle vicieux de financement
On a essayé de présenter dans la première section la place qu’occupe la PME au sein de portefeuille de quelques banques marocains puis dans la section 2 on va présenter les modalités de financement bancaires avec les différents types de crédits proposé ( CT,MLT…) , et enfin dans la dernières section on a jugé utile de présenter les défaillances que souffres la banque en matière de financement ce qui explique d’un côté la difficulté que trouve la PME  pour l’accès au financement.

SECTION 1 : La place de la PME au sein des banques marocaines :Quelques banques sont plus dynamiques que d’autres. En matière de financement des PME, Les engagements de BMCE Bank envers les PME représentent 30% de son portefeuille, relève Fitch Ratings. Ils s’établissent à 18% du total des prêts à Attijariwafa Bank. En volume, les positions se rapprochent.

Figure SEQ Figure * ARABIC 7 : Répartition du portefeuille de prêts par clientèle (AWB/BMCE)ATTIJARI WAFA-BANK :Consciente du rôle essentiel de ces entreprises (PME) Attijariwafa-Bank demeure fidèle à ses engagements et renforce chaque année son rôle historique d’accompagnateur sur les marchés des PME et TPE.
L’année 2016 s’est clôturée sur des performances remarquables, notamment en termes d’encours crédit octroyés aux PME. Celui-ci a enregistré une croissance de 2,8 % par rapport à 2015, ce qui assoit solidement la position d’Attijariwafa-Bank en tant que partenaire des PME.

La banque a octroyé 14,5 milliards de dirhams de crédits aux seules PME. En 2015, la campagne s’était conclue sur 12,7 milliards de dirhams de crédits octroyé.

BMCE (Banque marocaine du Commerce extérieur) :Selon les derniers résultats affichés dans le rapport annuel 2016 la BMCE Bank a poursuivi, au courant de l’année 2017, les efforts de consolidation de son positionnement stratégique sur le marché de la PME et ce, conformément à sa stratégie de développement de ce marché.
M’Fadel El Halaissi, directeur général délégué de BMCE Bank en charge du Pôle Entreprises dans un entretien, estime qu’aujourd’hui, plus de 40% des crédits de BMCE Bank sont octroyés à des PME/PMI, alors qu’il y a encore quelques années, ce taux atteignait à peine les 20%. BMCE Bank est allée encore plus loin en mettant en place le Club PME qui vise à améliorer et approfondir les relations client/banque. Le Club PME de BMCE Bank est investi d’une mission d’accompagnement et de partenariat durable avec les cadres des petites et moyennes entreprises.

La banque populaire :Selon une interview publiée sur la revue l’économiste avec Soumia Alami Ouali directeur de la Banque de la PME à la BP :
« La PME représente 80% de notre portefeuille entreprise, et nous sommes à cet effet très sensible à tout ce qui la concerne. Aujourd’hui, nous allons un peu plus loin dans notre partenariat avec cette clientèle en décrétant 2015 «année de la PME».
La BP finance les projets d’investissement à un taux de 5,25% hors taxes. L’offre concerne aussi bien l’entreprise qui démarre ses activités que celle qui veut renouveler son outil de production ou se développer. La BP propose ainsi le taux le plus bas du marché. Cette première mesure sera suivie d’autres, principalement liées à l’accompagnement.

En baissant son taux d’intérêt à 5,25% hors taxes pour les crédits d’investissement accordés à la PME, la Banque Populaire veut soutenir la reprise de l’activité économique.
La banque qui revendique sa prééminence sur la clientèle des PME avec un encours de crédit de plus de 22 milliards de DH pourrait pousser les autres acteurs du marché à revoir leurs tarifs.
814070118554500Section 2 : Modalité de financement bancaire :Les Banques peuvent accorder aux entreprises des crédits bancaires à court, moyen ou long terme dont l’appellation est Prêts bancaires aux entreprises ou Crédit professionnel.

On peut faire la distinction entre 3 types de crédits selon la durée du crédit :
Les crédits à court terme : destinés à suppléer aux besoins intermittents des entreprises ou aux besoins de consommation des particulières et dont la durée s’étale généralement de quelques mois à deux ans.

Les crédits à moyen terme : ayant pour objet de compléter le financement de projets d’investissement et dont la durée varie de vingt-cinq mois à sept ans
Les crédits à long terme : dont l’objet est analogue à celui des crédits à moyen terme mais dont la durée de remboursement excède souvent sept annuités, soit en raison de l’importance des programmes d’investissement, soit compte tenu de la faiblesse relative de leur capacité d’autofinancement ou des deux à la fois
Les crédits à long terme peuvent atteindre 10 et 15 ans voire même plus dans certains cas.

La notion de besoin en capitaux est liée à la vie des entreprises, et Pour atténuer les effets du phénomène de l’insuffisance des capitaux propres sur les équilibres financiers de la PME, le système bancaire a été conduit depuis de nombreuses années à intervenir de plus en plus largement dans le financement des PME, que ce soit sous forme de crédit à court terme ou de crédit à long terme.

Cette section a pour but d’exposer la diversification des produits de financement bancaires offerts aux PME et les caractéristiques de chaque produit à savoir les crédits à long-terme et ceux à court terme.

LES CREDITS A COURT TERME :Les crédits bancaires à court terme ont pour objet d’assurer l’équilibre de la trésorerie de l’entreprise.  Ils servent, à couvrir un temps de stockage, un délai de fabrication ou un délai de paiement consenti aux clients et permettent de faire face aux dépenses courantes de l’activité par exemple « le salaire ».
C’est l’ensemble des moyens de financement spécialisées aux opérations du cycle d’exploitation et d’autre part des choix de financement dont la durée est extrêmement courte, de quelques jours à quelques mois.

Le crédit à court terme peut être relativement long et atteindre une période de l’ordre d’un an, on désigne alors ces crédits sous le nom de « court terme prolongé », et on les distingue des opérations plus courtes qui portent sur une période de 3 à 6 mois.

Les concours bancaires à court terme consentis par les banques comme moyens de financement à court terme aux entreprises sont décomposés en deux catégories :
Crédit de trésorerie :Le crédit de trésorerie est un type particulier de crédit à court terme accordé aux entreprises ou aux particuliers par les établissements bancaires. Dans un premier temps, il permet à une entreprise de disposer provisoirement de la trésorerie nécessaire pour son fonctionnement, sous réserve d’un remboursement à court terme.
Dans le second, le crédit de trésorerie offre la possibilité aux particuliers de disposer des fonds nécessaires pour subvenir à une dépense imprévue. Les crédits de trésorerie s’appuient sur l’existence d’une créance commerciale qui assure la garantie du crédit octroyé.

En raison de l’absence de garantie hypothécaire et de leur caractère très court terme, ces crédits sont particulièrement risqués pour les banques.
Ils sont donc octroyés après une étude approfondie des besoins à satisfaire et de la structure financière de l’entreprise.

Dans ce contexte, on distingue plusieurs types de crédit de trésorerie : Escompte commerciale, le découvert de caisse, la facilité de caisse, les crédits de campagne, l’avance sur marché public, avance sur marchandises …
Les crédits par caisse :
Sont des autorisations données par la banque à sa clientèle entreprise d’avoir des comptes courants débiteurs, comme pour les particuliers.La facilité de caisse:
 Est une autorisation donnée par la banque, pour une année en théorie, pour une période inférieure au mois en pratique.

Le découvert :
Souvent accordé sans limitation de durée. Si le découvert est accordé le plus souvent oralement, l’entreprise peut demander une confirmation précisant le montant de découvert autorisé, la durée et les conditions.

Crédits par signature :Le plus souvent, les banques financent les entreprises en leur fournissant des capitaux sous forme de crédits de trésorerie. Dans certaines situations, elle peut également lui apporter ses fonds sous forme d’engagements. Ce sont les crédits par signatures.

Le crédit par signature :
Consiste à ce que la banque «prête » sa signature à une entreprise sans avoir de charge de trésorerie, c’est un engagement pris par la banque de mettre des fonds à disposition de l’entreprise ou d’intervenir sur le plan financier en cas de défaillance de ladite entreprise.Cette forme de crédit est particulière car le banquier soumis son engagement par lettre auprès du tiers. Il est alors tenu de satisfaire aux obligations contractées envers ces tiers par certains de ses clients, au cas où ces derniers ne respecteraient pas leur engagement.
Ces crédits peuvent décaler certains paiements, les éviter ou encore accélérer des encaissements de fonds.  Ils sont généralement fournis sous forme de cautions. La banque peut aussi prouver son engagement en acceptant des effets de commerce. Il s’agit dans ce cas de crédits par acceptation.

Il faut savoir que l’engagement du banquier est restreint dans le montant et l’étendue. Il peut être limité ou non dans le temps. La banque ne peut pas se rétracter une fois l’engagement fait et ce, qu’elle que soit la situation de son client. Ce contrat doit être absolument rédigé, il ne peut en aucun cas être présumé.
On distingue 2 types de crédit par signature :
Caution administrative : c’est l’ensemble des cautions exigées par les administrations lorsqu’elles confient l’exécution de marchés à des entreprises privées. Ces cations soulagent considérablement la trésorerie des entreprises qui ont l’habitude de contracter les marchés publics, elles leur évitent notamment d’immobiliser des fonds importants sur de longues périodes.

Caution douanière : Les cautions douanières sont des crédits par signature à travers lesquels la banque s’engage envers une entreprise à remplir l’obligation contractée par cette dernière au cas où elle n’y satisferait pas elle-même. Elles permettent de différer le paiement, d’éviter un décaissement, de garantir la présentation de documents ou d’anticiper une entrée de fonds.

Ces garanties bancaires sont de plusieurs formes et accompagnent la vie d’une entreprise dans son développement à l’international.

Figure SEQ Figure * ARABIC 8 : Crédits de trésorerieLes Crédits à long terme :Ce sont des crédits destinés à couvrir un programme d’investissement lourd et qui portent sur la création, l’extension, la modernisation, la mise à niveau ou la restructuration de l’entreprise. Le crédit à long terme est un crédit dont la durée est supérieure à sept ans à 10 ans.

Le crédit à long terme PME, lui est ouvert à tous les secteurs d’activité notamment les activités de service. L’objectif est de promouvoir l’investissement dans tous les domaines, en permettant à la fois une création importante d’emploi, et une amélioration très sensible des produits et des services nationaux à différents niveaux.

Les banques accordent rarement ce type de crédits, à cause de son long délai de remboursement qui nécessite des ressources de durée compatible. Toutefois, les banques font de la transformation en affectant des ressources à court terme dans des financements long terme, dans l’espoir qu’il y aurait toujours de nouveaux dépôts même à vue qui viendraient en substitution à ceux immobilisations dans les crédits à long terme. Et Le financement maximum est de 70% du coût total de l’investissement y compris le fonds de roulement.
Et les contraintes de financement sont plus grandes pour les entreprises de petites taille, le secteur bancaire ne prête pas à des entreprises, même si celles – ci sont prêts à supporter des charges d’intérêts élevées pour couvrir les frais supportés par la banque. La contraction de l’accès de crédits d’investissements aux PME, relative à des imperfections de marché, nécessite une intervention étatique afin de limiter les effets.
Les crédits bancaires classiques à moyen (2 à 7 ans) ou long terme (7 à 20 ans) sont accordés par les banques seules ou en pool bancaire, avec ou sans le concours.

Le crédit-bail : est un contrat de location de durée déterminée, signé entre une entreprise et une banque, assorti d’une promesse de vente à l’échéance du contrat, L’utilisateur n’est donc pas juridiquement propriétaire du bien mis à sa disposition pendant la durée du contrat « Dans une vision économique de l’entreprise (qui est celle des comptes consolidés}, les biens loués en crédit-bail sont assimilés à des immobilisations.

Le prêt participatif a été créé en 1978 pour financer les entreprises en général, les PME en particulier. Le qualificatif a lieu d’être car ces prêts sont intermédiaires entre les prêts à long terme et les titres de participation.

Le crédit d’investissement aux PME est une opération à risques contre lesquels la banque doit prendre des précautions pour s’en prémunir, Pourtant, l’accès au crédit reste difficile pour beaucoup de PME Or beaucoup de demandes de prêts sont refusées en amont par les banquiers et ne font pas l’objet d’une demande formelle.

Et donc Avant de financer un projet d’investissement, les banques exigent une étude de la faisabilité du projet et du niveau d’endettement de l’entreprise. L’existante de fonds propres suffisants conditionne l’octroi d’un prêt, et les conditions dans lesquelles il est accordé (taux d’intérêt, sécurité prise,…).

L’octroi d’un crédit à l’investissement nécessite alors la présentation d’une étude de faisabilité à 3 axes :
Étude marketing
Étude technique (choix de l’équipe, du matériel, du site d’implantation, procédé de fabrication…..).
Étude financière (rentabilité du projet, optimisation de la structure financière….

Figure SEQ Figure * ARABIC 9 crédits d’investissement
Figure SEQ Figure * ARABIC 10:les crédits octroyés par les banques en fonction de termeLe graphique en haut montre la structure octroyés par les banques en fonction de terme on remarque une évolution de crédits à long terme même si ce type de crédits est porter de risque pour les banques alors que les crédits à court terme ont diminué par rapport les années 2014 et 2015 qui sont les crédits les plus octroyés par les banques vu la durée de remboursement .

Section 3 : Les risques de l’activité bancaire et limites de financement bancaire :Les risques de l’activité bancaire :Les opérations de crédits comportent plusieurs formes de risques : les risques liés aux relations des banques avec les entreprises et les particuliers et les risques inhérents à la politique commerciale même des banques.

Les métiers de la banque sont générateurs de risque et l’insuffisance de la maitrise de ses risques, pourrait entrainer des pertes affectant la rentabilité et les fonds propres de la banque. La gestion des risques est donc très importante pour les banques, car elle leur permet de les surveiller afin de se protéger contre tout évènement aux conséquences néfastes
Et L’octroi d’un crédit est une nécessité sur le plan économique mais il est lié intrinsèquement à la notion de risque.

Lorsque la banque accorde un crédit à une entreprise et surtout une PME, elle encourt un double risque. D’une part celui de voir ses fonds immobilisés, et d’autre part celui de les perdre. Chaque crédit est soumis à des risques, qui peuvent être différents d’un crédit à un autre.
On distingue plusieurs types de risques :
Un risque majeur qui est le risque de non remboursement, et un mineur qui est : le risque d’immobilisation en plus des risques liés à l’asymétrie de l’information notamment le risque Anti sélection et le risque Moral.

Avant d’exposer les différents risques bancaires il y a lieu de signaler l’évolution des risques crédits en 2016 par rapport l’année 2014 selon les résultats affichés par BAM, que ce soit le risque de marché pour les banques cotés en bourses et ainsi pour le risque opérationnel.

Figure SEQ Figure * ARABIC 11 : Evolution du risque de crédit de banques (en milliards de dirhams) source (BAM)
Le risque de non remboursement :Ce risque ne peut être considéré comme réalisé que lorsque toute les voix de recours contre le débiteur défaillant a été épuisé, ceci dans le cadre de procédures sensiblement différentes.

Dans les crédits par caisse, ou le banquier possède une créance en capital et des intérêts et le débiteur principal n’honore pas ses engagements de remboursement.

Dans les engagements par signature, le banquier accord un simple crédit par signature, lorsque son client se retrouve dans une situation de défaillance .de ce fait le banquier s’engage à régler le montant de la dette. En cas de non règlement de dette, le banquier se trouve dans l’obligation d’honore son engagement en réglant la dette de son client, puis il se retourne contre ce dernier mais souvent celui-ci et déjà défaillant et ne pourra pas régler ces dettes dont le banquier est devenu bénéficiaire.

Le risque de non remboursement de la dette se réalise en deux cas :
soit à cause de l’insolvabilité de l’entreprise, donc il ne pourra pas régler sa dette.

soit l’entreprise a les capacités de règlement mais sa moralité et sa mauvaise foi faut qu’il ne rembourse pas .c’est pour cette raison que le banquier, dans sa décision, prend compte des éléments objectifs et subjectifs du dossier de crédit.

Le risque d’immobilisation :Ce type de risque concerne essentiellement les crédits par caisse, tel que les découverts, qui ne peuvent pas être refinancé par la banque auprès du marché monétaire et de l’institut d’émission. Cela est engendré par des déficits de trésorerie temporaire, ou à des éléments indépendants de sa volonté, comme le refus de remboursement d’un concours accorder à un établissement publique ou à une collectivité locale.

Face à ce problème les banques doivent donc adopter des mesures à fin de pouvoir se préserver et continuer à exercer correctement leurs activités.

La relation entre banquier et PME est essentiellement une relation de confiance. Afin d’éviter que ne s’instaure un climat de méfiance, les chefs d’entreprises doivent s’efforcer d’être plus transparents vis-à-vis de leurs banquiers. En effet beaucoup de banquiers accordent des crédits en s’appuyant sur des critères économiques et financiers et ont donc besoin d’information fiable, régulière et récente et de données financières mises à jour. Cette transparence est une base essentielle pour la gestion du risque de crédit en jeux de la relation.

Le risque Anti-sélection :G. Akerlof (1970) est le premier à mis en évidence le phénomène de sélection adverse suite à son célèbre exemple du marché des voitures d’occasion, selon laquelle l’incertitude sur la vraie qualité de produit crée la possibilité de fraudes.

En ce qui concerne le secteur bancaire, l’anti sélection ou la sélection adverse apparaît lorsque certaines informations pertinentes sur la situation de l’emprunteur ne sont pas connues ou publiées aux prêteurs Ce dernier trouve sa naissance en cas de manque de transparence afin de différencier les projets d’emprunts.

L’asymétrie d’information est courante sur les marchés. Cela signifie qu’un des participants à l’échange dispose de plus d’informations que l’autre partie. Par exemple, l’emprunteur connaît mieux que le prêteur sa capacité de remboursement et l’assuré connaît mieux que son assureur ses risques potentiels Dans un article resté célèbre, Akerlof utilise l’exemple du marché des voitures d’occasion. Dans ce cas, le vendeur connaît mieux que l’acheteur la qualité de sa voiture. Les acheteurs, qui sont dans l’incertitude sur la qualité du véhicule et veulent se prémunir d’éventuels vices cachés, proposent des prix délibérément faibles. Il y a alors un risque que les vendeurs de véhicules de bonne qualité quittent le marché, ne laissant à la vente que des véhicules de mauvaise qualité (ou lemons en anglais) : c’est ce que l’on appelle la sélection adverse ou anti sélection. 
En appliquant des taux d’intérêts élevés, la banque se trouve face à des demandeurs de crédit de mauvaise qualité, ce qui pénalise les individus dont les projets sont moins risqués. D’après (Stiglitz et Weiss 1981).

Le risque Moral :A la différence du risque d’anti sélection, il s’agit d’un risque postérieur à la conclusion du contrat « ex-post ». Le fait de conclure un contrat avec un agent risque de provoquer de sa part un comportement négatif « moral » susceptible d’aggraver a posteriori les conditions de la partie principale qui s’est engagée.

L’exemple classique est fourni en matière d’assurance. Le contrat est par nature aléatoire, c’est-à-dire que l’assureur couvre un risque dont il ne peut qu’estimer la probabilité de survenance. Or, le fait d’être garanti peut accroître la prise de risque de la part de l’assuré.

En d’autre terme les problèmes liés à l’aléa moral apparaissent lorsqu’un individu, une entreprise, ou un particulier entreprend une action inefficace ou reçoit une information impertinente, par ce que est simplement son intérêt individuel se trouve incompatible avec celui du collectifs, d’où un comportement de surendettement de la part des emprunteurs peut être considéré comme un choit favorable en matière de solvabilité de l’entreprise mais au détriment des prêteurs qui peut créer des risque crédit en cas de non remboursement.

Les limites de financement bancaire :En dépit des indicateurs largement satisfaisants réalisés par les banques marocaines, des barrières à l’accès des entreprises au financement bancaire persistent. Ces barrières peuvent être expliquées par quelques éléments suivants :
le système bancaire manque d’informations financières fiables sur les PME et qu’elles ont par conséquent un problème de risque important qui engendre une prime de risque conséquente.
Des exigences excessives des banques en matière de garanties
faiblesse des sources alternatives de financement (banque mondiale, 2005).

Face à cette carence du marché de crédit au Maroc et pour créer une ambiance de confiance au tissu des PME et encourager les banques à y octroyer les crédits nécessaires à leur développement, les pouvoirs publics ont mis en place un système de garantie, à l’aide Des partenaires étrangers et un financement du fonds Hassan II, par la création de fonds, soit à caractère global ou sectoriel.
Il est important de souligner que cette difficulté d’accès au financement bancaire n’est pas une particularité marocaine. En effet les PME, à travers plusieurs pays du monde, souffrent des mêmes problèmes. Selon les statistiques de la Banque centrale, les banques marocaines continuent, à assouvir une partie des besoins des PME, mais ce sont principalement des besoins en trésorerie, ce qui amène cette catégorie des entreprise à se focalisé sur la survie au détriment de croissance et de développement.
En autre, l’absence d’un marché bancaire dynamique et équitable fait que les ressources à long terme des banques sont en majorité drainées par les grandes unités. D’autant plus que les formules de financement proposées aux PME ne sont pas à la hauteur et ils ne satisfaisant pas leurs besoins et leurs attentes.

Parmi les causes qui pousse les banques à être plus réticentes aux financements des PME on à le problème de sous-liquidité liées à la conjoncture économique qui se caractérise par la crise financière qui connut le monde entier, , également les banques ont une vision pessimiste sur les risques relatives aux PME plus que les grandes entreprise pour cela le montage des dossiers de financement des PME est devenu encore plus strict que par le passé.

La majorité des PME ne possèdent pas de système d’information permettant aux administrations publiques (contrôleurs fiscaux) et privées (institutions de micro crédit et banques) d’apprécier leur évolution. Ceci s’explique par le fait qu’elles ne respectent pas les règles de bonne gestion notamment celles relatives à la transparence.

De plus, les PME marocaines se caractérisent généralement par une faiblesse des fonds propres et une sous-capitalisation qui est généralement due à un manque de réinvestissement dans l’entreprise.
De plus, il serait possible que le manque d’enthousiasme des banques envers le financement des PME soit lié à l’organisation et au style de management de l’entreprise, le manque de transparence dans les états financiers et aux défaillances au niveau du capital humain.Conclusion:Les PME font appel au système bancaire qui représente leur premier partenaire financier en dépit de ces réticences à assurer leur financement.
Les financements bancaires dédiés à la PME ont enregistré au cours des dernières années un recul assez net. Ainsi entre 1996 et 2004, les crédits à moyen terme octroyés par les établissements de crédits aux PME ont chuté de 14.890 millions de dirhams à seulement 13.219 millions de dirhams.

Ceci qui représente une baisse de plus de 23% alors que la distribution des crédits à moyen terme par le système bancaire durant la même période a progressé de 6,8% par an en moyenne.

La PME est présente dans le portefeuille des banques marocaines avec des montants très importants pour le financement de cette dernière, même si ce n’est pas toujours suffisant vu le grand nombre des PME qui remplit le tissu économique marocain.

Le financement bancaire est le mode de financement le plus accessible pour la PME au Maroc, mais le rôle des banques marocaines dans le financement des PME reste toutefois limité, compte tenu du fait qu’elles n’ont ni les moyens ni la volonté de s’attaquer au financement du secteur PME. Car quelques banques sont dans l’incapacité de cerner correctement le risque des PME.

Les PME constituent un risque spécifique pour les banques : en raison de leur poids important dans l’économie, de leur recours majoritaire à l’endettement bancaire et non aux marchés financiers pour se financer et de leur fragilité, Les causes de cette fragilité sont principalement liées à la structure financière des PME qui se caractérise par une capitalisation souvent insuffisante et un taux d’endettement important.
L’environnement bancaire est devenu très instable et très vulnérable face aux différentes fluctuations de la sphère monétaire, face à ces différentes perturbations les banques sont de plus en plus menacées par une diversité de risques nuisant à son activité et à sa position sur le marché financier. 
Face à ses situations, les banques devront, faire face à des nombreux types de risques, et pour la PME de présenter des garanties plus satisfaisant.

Chapitre 3 : Etude de cas financement à long terme d’une PME : cas de la BMCI TANGER succursaleLes PME constituent depuis toujours la base du tissu économique marocain elle représente 95% des entreprises marocaines cependant les PME souffrent de plusieurs niveaux interne, externe, législatives, et réglementaires, à cela s’ajoute le fameux et l’éternel problème de financement en générale et le financement par le système bancaire en particulier , le développement économique du pays , l’internationalisation et les nouvelles technologies apparus sont autant des raisons qui incitent toutes les parties concernés par cette problématique acharné que la PME marocaine doit être dans la mesure de proposer un dossier bien maitrisés pour convaincre la banque qui a son tour doit faciliter et simplifier les procédures pour faciliter l’accès des PME au financement , même si le secteur bancaire est considérés comme le mode de financement le plus répondue et le plus accessibles pour les entreprises en générale et pour la PME en particulier vu que cette dernières souffre de l’insuffisance du fonds interne ou bien l’autofinancement , la banque a aussi des critères et parfois exige plus que la PME pu répondre c’est tout à fait normale puisque la banque est une institution financière qui doit assumer ces risques et demander des garanties convenables pour protéger son droit .

Afin d’avoir une idée sur ce problème de financement J’ai eu l’occasion de passer un stage au sein de centre d’affaire BMCI banque à Tanger , cette occasion ma permet d’être proche du service concerné par l’entreprise et son financement c’était une expérience très riches et j’ai pu sortir avec beaucoup d’informations et des nouveaux concepts et pour enrichir mon projet de fin d’études j’ai pu avoir un cas d’étude réelle de financement d’une PME que je vais l’appeler l’entreprise « X » vu la confidentialité des informations , cette étude de cas va concerner un type de financement précis pour combler le besoin d’investissement de cette entreprise à long terme ( 10 ans).

A cet égard, il convient de signaler que la BMCI accompagne le développement de la clientèle des PME qui représente des fondamentaux sains et perspectives de croissance l’engagement dans le processus de mise à niveau du tissu économique national s’est matérialisé par la signature de plusieurs conventions de financement.

En 2002 le portefeuille de PME a été enrichi de 731 nouveaux clients, qui ont généré 130 millions de dirham de ressources et 137 millions de dirham de remplois supplémentaires.

Donc durant ce chapitre on va commencer par la présentation de la BMCI puis la présentation de l’entreprise concernée et le business plan de financement, on va analyser le processus de financement pour enfin donner des recommandations qui nous apparait bénéfique pour la PME et la banque à la fois.

Signalons que vu la confidentialité de la BMCI, qui s’est abstenue De me fournir les états de synthèse nécessaires afin de réaliser une Étude de faisabilité bien complète, je me suis contentée d’analyser que les Informations Proposées par la BMCI en matière de financement de cette Entreprise.

SECTION 1 :Présentation de la banque BMCI :La Banque marocaine pour le Commerce et l’Industrie (BMCI) est la filiale du groupe français BNP Paribas qui détient plus que la moitié de son capital social : 51.62% en 2001. Cette affiliation lui permet de bénéficier d’un soutien important en matière de gestion, d’organisation et de contrôle des risques d’un groupe financier puissant et performant, issu d’une fusion réussie, avec un solide ancrage en Europe, leader en Asie et actif aux États Unis. En effet, BNP Paribas est la 2ème banque de la zone euro par l’importance de ses résultats: un bénéfice net de 4.12 milliards d’euros en 2000.

Créée en 1943, Par conséquent, la BMCI est classée 6ème parmi les banques au Maroc avec un total d’actifs de 18,8 milliards de dirhams au 30 juin 2000. «Même si ses parts de marché (7,4 % des dépôts et 10,1 % des crédits) n’en font pas l’un des principaux établissements de la place, la BMCI est bien introduite auprès de la clientèle des grandes entreprises et des filiales des groupes internationaux»
Les performances de la BMCI et sa capacité à se conformer aux standards internationaux sont aujourd’hui reconnues. En effet, elle est la première banque d’Afrique et la première filiale de BNP Paribas à avoir obtenu la certification ISO 9002 de ses activités de crédits et de remises documentaires.

Par ailleurs, la BMCI a été la première banque marocaine à obtenir un rating complet attribué par FITCH. Elle a également obtenu un rating «Public Information» auprès de Standard ; Poor’s. Ces deux excellents ratings confirment sa solidité financière et confortent sa position d’acteur majeur du paysage financier marocain.

La banque marocaine pour le commerce et l’industrie du groupe BNP PARIBAS, SA au capital de 1 283 591 800 , est l’une des institutions financières les plus prestigieuses du Maroc , grâce à sa politique de développement , à l’image de marque qu’elle a acquis au fil des années dans le secteur bancaires, à ses équipes performantes et qualifiées et à ses divers produits bancaires très concurrentiels sur le marchés en matière de conditions et de privilèges accordés aux clients.

En effet, la BMCI en tant que banque commerciale, joue admirablement son rôle d’intermédiation entre détenteurs de fonds (épargnes) et demandeurs de fonds, en faisant en sorte de satisfaire au maximum les deux parties, tout en réalisant des bénéfices et en améliorant sans cesse sa rentabilité.
La BMCI possède des agences répondues à travers tout le royaume, avec des succursales dans les principales villes. Elle possède également des correspondants étrangers afin de financer ses transactions financières.

Afin de répondre aux besoins évolutifs de la clientèle professionnelle opérants dans le commerce extérieur, la BMCI a mis en place le Trade Center BNP PARIBAS à Casablanca, qui est une structure d’appui et de conseil technique et commercial, spécialisée dans les métiers du commerce international et du Trade center financier ; le Trade center constitue un pôle d’expertise qui met au service de sa clientèle toutes ses connaissances et savoir-faire pour lui permettre d’évoluer dans un environnement sécurisé.

La BMCI a également développé en collaboration avec BNP PARIBAS, Connexis Trade, le premier portail Internet au Maroc pour le traitement des opérations à l’internationale.

Destiné aux grandes entreprises et aux PME/PMI qui exercent une activité d’import/export, Connexis Trade leur permet de réaliser à distance, 7j/7j, 24h/24h, à travers une liaison Internet sécurisée, ils peuvent également suivre leur déroulement, être informatisés en temps réel des événements liés a ses opérations, il suffit d’un accès à Internet à partir de l’ordinateur de l’utilisateur.

Fiche technique de la BMCI :-119380106045Siège Social : 26, Place des Nations Unies. Casablanca.

Site internet : www.bmcinet.ma
Secteur d’activité: Banques
Date de constitution: 01 Janvier 1964
Date introduction : 28 Février 1972
Capital social: 1 055 135 100,00 MAD
Forme Juridique: Société anonyme à conseil de surveillance et à directoire
00Siège Social : 26, Place des Nations Unies. Casablanca.

Site internet : www.bmcinet.ma
Secteur d’activité: Banques
Date de constitution: 01 Janvier 1964
Date introduction : 28 Février 1972
Capital social: 1 055 135 100,00 MAD
Forme Juridique: Société anonyme à conseil de surveillance et à directoire

Les valeurs de la BMCI :La Créativité : Cette valeur se traduit par la proposition des évolutions et la participation aux changements. Aussi, la prise d’initiatives, le partage des idées et du savoir –faire.

L’Engagement : la BMCI inscrit ses relations avec ses actionnaires, ses clients et ses salariés dans la durée. Son projet est fondé sur un triple engagement :
Vis-à-vis ses actionnaires
Vis-à-vis ses clients
Vis-à-vis ses salariés
L’Ambition : elle se traduit par la recherche spontanée de l’amélioration de ses performances .Aussi, sans la participation active à la réalisation des objectifs communs
Organigramme de la BMCI TANGER succursale :2300605563245DIRECTEUR REGIONALE
Mr BENCHAKROUNE
00DIRECTEUR REGIONALE
Mr BENCHAKROUNE
31235651203325003803651843405006141085184340500-2597152849245RESPONSABLE CHARGE
ENTREPRISE
00RESPONSABLE CHARGE
ENTREPRISE
3803653763645001294765339788500202628533978850012947653215005002483485321500500495236526663650040379654312285SECRETARIAT EXPLOITATION
00SECRETARIAT EXPLOITATION
102044555924450010204455592445001060456232525SERVICE ETRANGER
00SERVICE ETRANGER
2757805559244500540956560496450045866056689725 SERVICE CAISSE
00 SERVICE CAISSE

38227028412600
2204277203170RESPONSABLE CLIENTELE PRIVE
00RESPONSABLE CLIENTELE PRIVE

409638516764000
321437020637500
2478154275088SECRATARIAT ENGAGEMENT
00SECRATARIAT ENGAGEMENT

1566323171893ANALYSTE
00ANALYSTE
-347537352647CHARGE D’AFFAIRE ENTREPRISE
00CHARGE D’AFFAIRE ENTREPRISE

449027867723RESPONSABLE GROUPE RESSOURCE HUMAINE
00RESPONSABLE GROUPE RESSOURCE HUMAINE

2023745341630SECRETARIAT
ENGAGEMENT
00SECRETARIAT
ENGAGEMENT

SECTION 2: Etude et processus d’octroi de crédits bancaire :Démarche adoptée pour le montage d’un dossier de crédit :L’analyse de la proposition :Il s’agit de faire une analyse qui retrace les perspectives et l’évolution du marché, de l’emprunteur et de la transaction afin que les décisionnaires puissent statuer sur la demande en toute connaissance de cause.

Le travail consiste en premier lieu à recueillir les informations et renseignements sur le client de la banque. Le statut juridique et le registre du commerce permettent de décrire brièvement les caractéristiques de la société :
Nom, numéro du local, forme juridique, les principaux actionnaires… on détaille également pour l’emprunteur et pour son groupe les différentes activités et leurs poids respectifs dans le chiffre d’affaire.

Par la suite, nous devons noter l’entreprise. La cotation de l’emprunteur est déterminée indépendamment du soutien des tiers et se fait sur la base de quatre critères :
L’environnement
La capacité de remboursement
Le management et les ressources financières
L’analyse de l’entreprise :L’environnement permet de connaître le positionnement de l’entreprise. La capacité de remboursement s’apprécie en fonction du ratio suivant :
Dettes financières / capitaux propres qui doit être le plus possible inférieur à 1.

Quant au management, il s’agit d’étudier le sérieux des dirigeants (par exemple, remboursement à temps des échéances en cas de renouvellement de crédit…), l’expérience professionnelle du dirigeant… Quant aux ressources financières, il s’agit pour l’essentiel des fonds propres de l’entreprise et de la capacité de remboursement.

Table SEQ Table * ARABIC 4:systéme de cotation des entreprisesCotation Appréciation 1 Excellent Engagements sains
2 Très bon 3 Bon 4 Satisfaisant 5 Moyen 6 Acceptable 7 Médiocre Engagements difficiles
8 Faible 9 Préoccupant 10 Pré douteux Créances en souffrance
11 Douteux 12 Compromis De manière générale, les entreprises dont s’occupe la banque sont cotées à 6.

La BMCI propose un certain nombre de crédits de fonctionnement. Dans certains cas, l’emprunteur propose lui-même les lignes de crédit dont il a besoins.
Prenons par exemple le cas d’une entreprise qui possède une trésorerie nette négative, le client voudra une facilité de caisse ou un découvert pour ne plus être débiteur. Cependant, dans la plupart des cas, le client demande des conseils pour choisir les différentes lignes de crédit.
Après avoir détaillé les lignes de crédit à accorder, leurs montants et leurs échéances, il faut en justifier les raisons en notant les principales conditions à savoir le taux fixe appliqué et a liste des garanties. Cette dernière condition est nécessaire à tout octroi de crédit car elle permet à la banque d’avoir un moyen de pression sur le client si ce dernier n’honore pas ses engagements.

Il existe par ailleurs plusieurs types d’engagements : hypothèque, nantissement d’un fonds de commerce, caution personnelle… le montant de la garantie doit être au moins à la hauteur de la demande de crédit
L’analyse de l’emprunteur :Une fois l’analyse de la proposition effectuée, on élabore une analyse de l’emprunteur (son domaine d’activité, la qualité de son management, l’expérience des membres de la direction générale de la société…) mais également une présentation de l’entreprise comprenant un bref historique, les principaux actionnaires, les changements importants qu’elle a effectuées. On analyse également le marché, soit la concurrence, le secteur, les avantages concurrentiels de l’emprunteur. Il s’agit de dresser un tableau exhaustif de l’entreprise, permettant de donner un sens aux chiffres des documents comptables
Analyse financière :La mission principale consiste à faire l’analyse financière. Ainsi, à l’aide des documents comptables (généralement le bilan, le compte de résultat, le dossier des banques et des sociétés financières des trois dernières années), on pourra établir une analyse financière.

Dans cette étude, on aborde en premier lieu la structure financière de l’entreprise, soit l’étude de ses ressources durales. Ainsi, on analyse le montant des fonds propres en justifiant toute augmentation ou réduction (réserves, capital social, bénéfice), d’où l’importance de connaître l’environnement de l’entreprise. Il est intéressant de calculer le poids des fonds propres dans le total du bilan. On étudie également l’évolution du capital social et son poids dans les fonds propres. Par la suite, on compare le BFR des différentes années et on calcule le taux de couverture (soit le rapport FR/BFR*100), ce qui permet de voir la capacité de l’entreprise à financer son cycle d’exploitation.

L’analyse du cash-flow est également essentielle, car en modifiant l’application des règles comptables, il est possible de fausser les bilans et comptes de résultats, et c’est à partir des flux de trésorerie de l’emprunteur que la banque sera remboursée. Il faut également analyser la trésorerie nette car même si l’entreprise peut faire un état d’un fort CA, elle peut avoir une trésorerie négative.

Après avoir étudié la structure financière de l’entreprise, on analyse l’activité en appréciant la progression ou régression du Chiffre d’Affaire et de la marge commerciale. Notons que si cette dernière diminue d’une année à l’autre, c’est en raison d’achat non maîtrisés et nettement supérieurs aux ventes, et inversement en cas de hausse.

Pour clôturer cette analyse, il faut étudier la rentabilité de la société et ce, en se basant sur l’EBE et le résultat net dégagé. De manière générale, ces deux critères suivent la même tendance.

Enfin, il faut établir une corrélation entre les avantages et inconvénients que présentent l’opération envisagée et les recommandations en termes de rentabilité pour la banque. Ainsi, une entreprise qui a une bonne rentabilité, un CA en hausse et une structure financière satisfaisante, témoigne d’un bon potentiel de développement et de très bonnes perspectives.
Relations bancaires :L’analyse des relations de l’emprunteur avec sa banque s’avère nécessaire. Pour ce faire, la banque reçoit chaque année un tableau regroupant l’ensemble des mouvements effectués sur le compte du client. Il s’agit donc de voir le nombre de flux confiés à la banque sur une période de deux ans. Cette partie est intéressante, notamment car elle permet d’apprécier la rentabilité de la relation, de voir si le client est en relation avec d’autres établissement bancaires. Si tel est le cas, le service commercial de la banque va chercher à connaître les avantages dont il bénéficie avec les autres banques, afin de lui en proposer des similaires ou meilleurs.

Une fois que le dossier de crédit, appelé également « CANEVAS », est étudié et monté, la demande est envoyée au chargé d’affaire local et au responsable commercial local pour qu’ils inscrivent leurs commentaires et avis sur le dossier. En cas d’avis favorable, le canevas est envoyé .Après réception, le comité de crédit (CDC) refuse ou accepte la proposition de crédit, et en cas d’accord, il faut préparer les garanties.

Les garanties :
Reprenant l’ensemble des informations essentielles contenues dans la proposition de crédit à savoir : le nom de la société et du groupe, le numéro de compte, l’ancienne et la nouvelle échéance en cas de renouvellement, les lignes autorisées et leurs montants ainsi que les garanties.

A l’aide de ce document officiel, en y inscrivant l’ensemble des lignes de crédits suivies de leurs montants, leurs dates d’échéance ainsi que le taux appliqué par la banque. Les différentes garanties y sont également notées.
On distingue les garanties anciennes, couvrant les lignes de reconduites, les garanties nouvelles ou particulières.

Le dossier est ensuite envoyé au directeur du groupe pour signature. A la réception du ticket d’autorisation, trois cas de figures peuvent se présenter :
Le client n’a pas de garanties. Le dossier est alors directement envoyé au service crédit pour l’introduction des lignes de crédit. Il faut noter qu’en réalité, sans garanties, il n’est pas possible d’octroyer un crédit auprès de la banque.
pas de changements de garanties en cas de renouvellement de crédit.
Changement de garanties ou mise en place d’un dossier de crédit.

SECTION 3 : Etude du dossier de crédit Cas de la société « X »
J’ai choisi de présenter dans cette partie, le cas d’une entreprise « X » désirant bénéficier d’un crédit de la BMCI.

La société « X » est une SARL marocaine a associé unique, ses principales activités sont la fabrication de chausseurs en produits propres et le gainage des volants en cuir pour l’industrie automobile en sous-traitance.

La modernisation des outils de production et des structures de commercialisation ont permis un développement très rapide du CA de la société « X » passant de 17 133 KDHS en 2009 à environ 45 433 KDHS en 2014 soit un taux de croissance de 33% mais ce développement a concouru à l’affaiblissement de la société , les efforts de l’investissement ayant été financé par la trésorerie à court terme de la société soit par les prélèvements de leasing ou par l’acquisition en fonds propres de matériels .

Donc pour faire face à ses objectifs pour les 10 prochaines années et profiter des opportunités de la croissance qu’elle a su se créer nous avons dressé un plan de restructuration financière à hauteur de 20 millions de DHS constitués par :
Une augmentation de capital de 4 millions de DHS apporté et entièrement libéré par l’associé unique
Un concours du fond du soutien des TPME de la CGG à hauteur de 16 millions de DHS
La banque BMCI doit assurer à l’entreprise « X » une assise financière saine et une trésorerie soulagée pour un bon fonctionnement et une pérennité certaine.

La société « X » Elle désire bénéficier d’un crédit à long terme pour le financement d’un nouvel investissement qui va lui accorder un avantage compétitif et lui importe aussi d’être le champion national dans son secteur et un exemple pour les autres industriels.

Présentation de la société :Voici ci-après quelques informations sur la société :
Dénomination sociale : Société « X »
Forme juridique : SARL
N°du registre de commerce : N° xxxxxxxxx
Siège social : TANGER
Date de création : 1993
Capital social : 12 millions de dirhams (passé de 8 à 12 millions en 2014)
Chiffre d’affaire : estimé à 35 522 KMAD en 2013
Activité : fabrication de tout article en cuir (activité automobile+ fabrication de chaussures)
Surface : 10 000 m²
Effectif : 150 personnes
Activité certifié ISO 9001 V2008
Développement de la société « X » :Chiffre d’affaire :
Le CA de la société « X » a connu une augmentation puisqu’il est passé de 38 522 KMAD en 2013 à 43 334 KMAD en 2014 soit une augmentation de 12.50%
A noter que cette augmentation reflète les résultats des efforts commerciaux et productifs de la société « X » soit une augmentation de +288% en l’espace de 5 ans.

Investissements :
Depuis 2009 la société « X » a engagé au titre des investissements se chiffre à 21 490 KMAD pour l’achat des magasins et pour les aménagements et agencements ainsi que pour financer l’outil de production.

Les activités de la société « X » sont aussi certifiés ISO 9001 V 2008 depuis 2010.

Les ressources humaines :
Effectifs : la société « X » emploie un effectif total de de 550 personnes dont 450 opérateurs directs, l’activité automobile en employant 412 et la fabrication de chaussures 138.

Pour accompagner sa stratégie de croissance et consolider son capital humain l’entreprise « X »a procédé à des recrutements.

Présentation du dossier d’investissement:Bénéficiaires : société « X »
Forme juridique : SARL
Siège social : TANGER
Objet du projet d’investissement : développement à l’export et sur le marché national ainsi que la croissance durant la prochaine décennie
Coût du projet d’investissement : 20 Millions de dirhams
Crédit à long terme sollicité auprès de la BMCI
Taux d’intérêt : 10%
Modalités de remboursement : mensuelle
Garanties à prendre : Cautions pers et nantissement de fond commercial
Analyse financière de la société :Analyse de l’équilibre bilanciel :
L’analyse des masses bilan (confidentiel) fait ressortir que les dettes financières nettes de la trésorerie sont en nette progression par rapport aux capitaux propre.

Elles ont doublées entre 2012 et 2013.

Cette augmentation des dettes financières à court terme est due à l’augmentation du besoin en fond de Roulement et ceci pour financer un cycle long de production qui dure environ 6 à 7 mois.

La société a financé en 2014 directement des investissements par la trésorerie à court terme ce qui a gêné sa trésorerie.

La société a aussi eu recourt pour se financer aux dettes fournisseurs et aux dettes sociales.

Ces actions ont eu un effet négatif sur la structure et l’équilibre de la Sté, sa trésorerie et son bon fonctionnement.

Le déploiement au national est pensé en tant que stratégie à part entière ayant sa propre structure de distribution. S’appuyer sur la capacité à concevoir et à produire pour l’international pour proposer des articles de qualité à une clientèle rigoureuse permet aussi de sécuriser ce réseau de distribution.

Consolidation de la structure financière :Pour soutenir la stratégie de développement à l’export et sur le marché national ainsi que la croissance durant la prochaine décennie le développement de la structure financière de la société sera comme suit :
Convertir les dettes à court terme FRS d’une valeur de 4.5 millions de dirhams en dettes à Long terme pour rétablir la confiance perdue et revenir à une situation normale de crédit FRS
Assainir la situation avec la CNSS par le paiement des arriérés à 3 millions de dirhams.

Améliorer la liquidité de l’entreprise « X » et surtout la pression exercée par le paiement mensuelles du leasing sur la trésorerie par la conversion de 1.5 millions de dirhams restant, hors leasing immobilier, en dettes à long terme.

Financer un BFR additionnel, estimé à 4 millions de dirhams, pour donner la capacité de faire des approvisionnements sans retard.

Cette restructuration financières est estimée à 20 millions de dirhams et sera sous forme :
D’une augmentation de capital d’un montant de 4 millions de dirhams (réalisé le 09/12/2014)
D’un crédit à long terme de 16 millions de dirhams remboursable sur 10 ans, avec une période de différé d’une année, faisant appel au FONDS DE SOUTIEN FINANCIER DES TPME de la caisse centrale de garantie
En ce qui suit on va présenter un tableau récapitulatif :
Table SEQ Table * ARABIC 5 : un tableau récapitulatif du dossier crédit de l’entreprise « X » :Plan de restructuration Plan de financement
Désignation Montant
Désignation Montant
Leasing matériels
Arriérés CNSS
Arriérés Fournisseurs
BFR additionnel 2300
5000
8500
9000
Fond de soutien CCG
Apport par augmentation du capital (déjà réalisé)
16000
5000
TOTAL 20.000 TOTAL 20.000
PLAN DE REMBOURSEMENT GARANTIES Crédit long terme par fond de soutien
Durée
Différé total
Type de remboursement 16 000
10 ans
1 an
Mensuelle Caution personnelle
Nantissement de fonds de commerce 16 000 Le business plan :
Cette partie mis en place par le banquier pour voire l’effet de ce financement sur l’entreprise à long terme pour les différentes activités de l’entreprise « X » :
CA Automobile :
Une croissance annuelle moyenne du volume de production est estimée à 9% pour 2015
CA chaussures :
Une croissance annuelle pour les prochaines années estimée à 10%.

Achat consommés :
La matière première que ce soit local ou importée représente en 2015 35% de CA avec le nouvel investissement on espère la ramener la consommation à 41%.

Les charges externes :
Les charges externes vont connaitre une augmentation normale liée automatiquement à la croissance de l’activité.

Charges de personnel :
En l’occurrence, les charges de personnel vont connaitre une augmentation plus importante, vu le contexte de Tanger et l’évolution de la masse salariale à l’échelle National
Investissement :
L’entreprise « X » va faire que des investissements pointus pour améliorer sa productivité
Pour soutenir sa stratégie de croissance l’entreprise « X » va continuer dans le programme de développement de son réseau
Dès l’horizon 2020 elle va les financer par autofinancement
Note de synthèse :
L’entreprise qui a fait l’objet de cette analyse a des points forts et des points faibles. En effet, durant le premier exercice de son exploitation, la situation financière était déséquilibrée, chose que l’entreprise a pu rattraper l’exercice suivant en réalisant une situation d’équilibre due essentiellement à l’augmentation du capital( déjà réalisé en 2014) qui a pu améliorer les ressources stables, et par conséquent, a permis à l’entreprise de dégager un fond de roulement positif et supérieur au BFR.

Le chiffre d’affaire de l’activité d’automobile et de chaussures est en croissance positive due essentiellement à l’augmentation du volume des ventes, des partenariats importants et la croissance de la production.

Sur le plan économique, le nouvel investissement va permettre à l’entreprise d’élargir son activité sur le plan local et déploiement au national. Donc, le projet d’après les prévisions doit être rentable à 100% et permettra à l’entreprise de générer des bénéfices importants à CT et LT.

Après exposition de la situation de la société « X », il paraît que cette entreprise est en bonne santé et mérite bien le crédit.

La BMCI décide d’accorder le dit crédit ou pas selon la capacité de remboursement de la PME, c’est ce que nous appelons : business plan.

D’où, nous constatons que l’analyse économique et financière de la structure de la PME, permet aux chargés d’affaires de la BMCI à la mise en place des financements les plus adaptés aux besoins de la PME.

Résultat et recommandations :Résultats :
D’après l’étude de cas on remarque que les banques ne peuvent pas prendre le risque et s’engager dans des projets de financement des PME, elles sont toujours obligés de faire une étude de l’historique de l’entreprise de sa relation avec la banque, ainsi que l’étude de ses ratios et de son fond de roulement et son besoin en fond de roulement parce que certaines PME marocaines exercent leurs activité dans le secteur informel et il y a plusieurs PME qui pratique des moyens frauduleuses pour obtenir un financement afin d’échapper aux risques de non remboursement de la part des PME, on remarque que les banques exigent beaucoup en matière des garanties :
– Des garanties réelles (biens, matériel…) ou bien des garanties personnelles.

– Hypothèques
– Nantissement sur fonds de commerce (Le nantissement d’un fonds de commerce est une convention par laquelle le propriétaire du fonds accepte d’affecter celui-ci en garantie au profit d’un créancier pour le paiement d’une dette)
Les banques expriment toujours des craintes  du fait d’octroyer des crédits à long terme car ce type de crédit  présente un risque très élevé. C’est ce qui du fait que les crédits de financement de trésorerie sont les plus accordés par les banques avant le financement d’investissement.

Les PME jugent le système bancaire comme une source de financement des besoins d’investissement rigide, qui présentent trop d’exigences et de contraintes, avec un cout d’accès au financement et un taux de remboursement élevé.

Les PME expriment toujours leurs insatisfactions de la contribution du système bancaire dans le financement de leurs besoins de financement vu la complexité des procédures pour le cas de l’entreprise « X » qui présente une bonne santé et a pu bénéficier de crédit alors que c’est parmi les dossiers rares qu’accepte la banque à financer apparemment il faut prolonger la durée de crédit pour donner plus de temps pour le remboursement et encourager l’entreprise à demander d’autres besoins de financement, ainsi on remarque que la banque à demander des garanties personnels choses qui n’est pas acceptable pour la PME.
Recommandations :
La promotion des fonds privés au service de la PME (les assurances par exemple)
La banque spécialiste des PME : construit son avantage compétitif par rapport aux autres banques sur la fourniture de services financières adaptés aux PME.

L’adhésion des PME à la bourse : les PME marocaines ne sont pas suffisamment familières avec ce mode de financement malgré ses avantages certains. 
Le financement des PME marocaines alors nécessite la dynamisation de la bourse de Casablanca, celle-ci ne peut se dynamiser que lorsque les entreprises marocaines, et plus spécialement les PME, seraient cotées en bourse. Actuellement la participation du marché boursier au financement des PME est faible malgré les réformes fiscales qui encouragent l’introduction à la bourse
Encourager une culture de transparence au sein des PME marocaines : Accroître la transparence comptable et financière des PME marocaines, car sans comptes lisibles, il n’y a pas de financement sain.
Création des Syndicats des PME pour améliorer les conditions d’accès au financement bancaires (Investissement, trésorerie,…..).
créer un établissement de crédit Etatique
Facilité les procédures de crédit.

Créer des taux très avantageux.

Prolonger la durée de remboursement
Faciliter les garanties pour les jeunes porteurs de projets
Créer des taux spécial dédies aux porteur des projets d’innovations
Conclusion :En guise de conclusion, il apparaît clairement l’importance du diagnostic financier pour la banque dans l’analyse des crédits, elle sert comme outil nécessaire d’analyse des risques et performances des entreprises désirant s’octroyer un crédit.

Dans ce même contexte apparaît aussi l’importance du secteur bancaire au Maroc qui connaît une grande évolution et croissance continue grâce un large choix de crédits avec la possibilité que l’entreprise décide pour quelle crédit va opter ou bien le banquier qui après une analyse très pertinente peux conseiller l’entreprise par le bon choix de crédit qui va lui procurer un bon fonctionnement et une pérennité sur le marché.

Les banques marocaines avant d’accepter l’octroi de crédits comme on a déjà vu dans l’étude de cas opte pour une étude de dossier de tous les niveaux financier, économique et concurrentiel regroupés par ce qu’on appelle le business plan qui est considéré comme un outil de prise de décision pour la banque concernant l’octroi de crédits donc on peut conclure que la banque joue un rôle très intéressants dans ce côté car tout est bien étudier d’une manière détaillé alors le crédit ne s’accorde que pour la PME qui mérite.

D’autre part la PME doit justifier d’un dossier maitrisé à l’avance pour convaincre la banque puisque la banque à son tour est très exigeante en la matière.

Enfin on peut dire que grâce au partenariat banque-PME cette catégorie d’entreprise qui détient 95% du tissu économique marocain, à côté des plan de fonds de soutien financier des TPME, la caisse centrale de garantie comme si le cas de notre entreprise étudier, peux aller en avant et jouer son rôle et avoir un effet positif au sein du marché économique marocain.

Conclusion générale :La PME au Maroc est considérée comme un moyen incontournable au sein du tissu économique, vu le pourcentage important qu’elle occupe parmi les différents types d’entreprises, sa présence dans plusieurs secteurs d’activités, ainsi que le rôle qu’elle joue comme un moteur de développement sociale et de lutte contre le chômage. Cependant la PME suscite depuis longtemps des débats sur son développement et sa promotion. La PME marocaine souffre de plusieurs problèmes ,administratifs ,réglementaires, managériales et surtout celui de financement qui entrave son développement ,l’autofinancement est loin d’être considéré comme un moyen d’aller en avant vu que la plupart des PME non pas suffisamment de fonds interne , la même chose pour le financement boursier dont l’accès est très difficile pour la PME vu la complexité des lois et règlements .l’Etat afin de promouvoir le financement des PME, est intervenu par la création de plusieurs programmes : Mokawalti, Imtiaz, etc. …. Mais malheureusement certaines PME n’ont pas bénéficiés de ce type de financement. Alors le financement bancaire demeure le mode de financement le plus accessible pour la PME depuis sa création. Ce type de financement malgré sa disponibilité présente une difficulté d’accès , la contribution de système bancaire dans le financement ne dépasse pas 36% des crédits octroyés par les banques au Maroc , récemment on constate que les banques commencent à prendre leur responsabilité vers ce type d’entreprises qui constitue une catégorie de clientèle très importantes pour les banques ,des conventions et des partenariats concernant ce sujet avec des chiffres de milliards de dirhams ont été vu le jour. Les PME n’ont pas tous la possibilité d’accès aux crédits bancaires de la même manière, vu que chaque entreprise a ses propres besoins. La pme qui a plus de probabilité d’avoir un crédit bancaire est celle qui arrive à présenter un dossier convaincant avec des propositions des garanties importants, et des capacités de développement à long terme approuvé. La relation entre La banque et la PME doit être inscrit dans un partenariat, la banque est impliqué dans le financement de la PME dès qu’il reçoit le dossier crédits, elle commence à effectuer des analyses approfondis que ce soit historiques, économiques ou financières .La banque est une institution financières qui a des risques à assumer ce qui l’obligent à n’accepter que les dossiers avec lesquelles elle assume moins de risques. Ainsi que pour la PME qui doit avoir une culture de transparence des états comptables et financiers.

Pour remédier à ce problème nous avons appuyé sur une étude réelle portant le montage d’un dossier crédit d’une PME marocaine qui a besoin d’un financement d’investissement à long terme (10ans), la banque tout d’abord à effectuer des études approfondies sur l’environnement interne et externe avec des analyses financières de cette entreprise pour déterminer ses points forts et faibles ainsi que le pourcentage de réussite de ces investissement chose qui décide sa solvabilité et sa capacité de remboursement dans les délais fixés , on remarque pour le cas de cette entreprise , l’investissement est réussie et le crédit est mérité, tout en gardant quelques particularité vu le cout et le taux élevé de crédit , le délai de remboursement insuffisant ainsi la complexité des procédures .

Le développement et la promotion des PME soit être au centre d’intérêt de la banque puisqu’elle reste le choix le plus accessible pour ces dernières, les banques marocaine devront mettre leurs forces pour aider cette catégories d’entreprises tout en lui assuré un taux convenable et encourageant pour le jeunes porteur de projets notamment les projets d’innovation.

L’octroi de crédit coute chère pour la PME qui souffre de nature de problème de financement minimiser le cout de crédit est toujours avantageux pour elle.

La création des fonds privé pour garantir les risques crédits ou bien la mise en place des fonds étatique pour couvrir le risque de non remboursement, il faut dynamiser la bourse de Casablanca pour qu’elle soit plus accessible aux PME.

Le financement bancaire présent beaucoup de défaillances envers cette catégorie d’entreprises cependant la naissance et la mise en place des banques participatives au Maroc peuvent être considérer comme un choix alternatifs pour les PME grâce aux différents choix de financement notamment ”sukuk”, la finance islamique peut être une valeur ajoutée à la PME au Maroc.

L’entrée de nouvelles banques sur le marché pourra réellement ouvrir de nouvelles opportunités de financement. C’est une nouvelle expérience pour le marché bancaire marocain en attend les premières résultats on peut estimer que des nouveaux sources vont naitre pour faire face à cette majeure problématique de financement .on pose toujours la question est-ce que les banques participatives avec ces produits de finance islamique peuvent bouleverser la situation d’insuffisance de financement des PME et bien évidement encourager les jeunes porteurs de projets ?
Liste des figures :
TOC h z c “Figure” Figure 1 : répartion des PME / la Moyenne du CA des PME par secteur d’activité PAGEREF _Toc515129493 h 15Figure 2 : Moyenne de la dette financière par secteur d’activité PAGEREF _Toc515129494 h 16Figure 3: capital social initial et sources de financements des entreprises PAGEREF _Toc515129495 h 24Figure 4 :part des crédits accordés aux PME dans la région Mena PAGEREF _Toc515129496 h 28Figure 5 : concours des institutions financières aux TPME PAGEREF _Toc515129497 h 28Figure 6 : Évolution du crédit octroyé par les banques en (%) PAGEREF _Toc515129498 h 29Figure 7 : Répartition du portefeuille de prêts par clientèle (AWB/BMCE) PAGEREF _Toc515129499 h 30Figure 8 : Crédits de trésorerie PAGEREF _Toc515129500 h 36Figure 9 : crédits d’investissement PAGEREF _Toc515129501 h 39Figure 10: les crédits octroyés par les banques en fonction de terme PAGEREF _Toc515129502 h 39Figure 11 : Evolution du risque de crédit de banques (en milliards de dirhams) PAGEREF _Toc515129503 h 41
Liste des tableaux :
TOC h z c “Table” Table 1: les seuils quantitafs retenus pour définir la PME. PAGEREF _Toc515124581 h 10Table 2: définition de la PME existants PAGEREF _Toc515124582 h 12Table 3: échelle de notation suivant la catégorie d’entreprise concernée PAGEREF _Toc515124583 h 13Table 4:systéme de cotation des entreprises PAGEREF _Toc515124584 h 54Table 5 : un tableau récapitulatif du dossier crédit de l’entreprise « X » : PAGEREF _Toc515124585 h 62

BILBLIOGRAPHIE :Mémoires :HAKKOU. L (2010/2011) Le rôle du système bancaire dans le financement des PME marocaines Groupe ISCAE, 156 pages
ELAMRY .A. (2007) Financement des PME au Maroc: Contraintes et perspectives,, ESC Toulouse – Master spécialisé en audit comptable et financier en environnement international .

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Thèse présentée par Selma HAJ KHLIFA Pour l’obtention du titre de DOCTEUR EN SCIENCES DE GESTION SYSTEME BALOIS ET ACCES DES PME AU FINANCEME BANCAIRE, 31 Mars 2016.

Ouvrages :L’essentiel de la banque 2éme édition 2015-2016, Catherine karyotis
BERRADA Mohamed Azzedine, « les techniques de banque et de crédit au Maroc », 3éme édition 1991, Casablanca.
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Journaux :L’économiste, Crédit: Etat d’urgence ! Le 28/01/2016
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Medias24 : Le crédit bancaire redécolle en 2016, les créances en souffrance aussi Mardi 31 janvier 2017 
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Rapport Bank El Maghreb 2017
Rapport annuel 2017 ATTIJARI-WAFA BANK
Rapport annuel 2017 BMCI
Rapport annuel 2017 BMCETABLE DES MATIERES : TOC o “1-3” h z u Sommaire PAGEREF _Toc515369810 h 1Dédicace PAGEREF _Toc515369811 h 3Introduction générale : PAGEREF _Toc515369812 h 4Chapitre 1 : Généralités sur la PME au Maroc : PAGEREF _Toc515369813 h 9SECTION 1 : Définition de la PME : PAGEREF _Toc515369814 h 101.Définition de la PME au niveau international : PAGEREF _Toc515369815 h 102.Définition de la PME au Maroc : PAGEREF _Toc515369816 h 11SECTION 2 : Le rôle et l’importance de la PME au Maroc : PAGEREF _Toc515369817 h 141.Le rôle de la pme dans l’économie marocaine : PAGEREF _Toc515369818 h 16?La PME, facteur de promotion social : PAGEREF _Toc515369819 h 16?La PME, facteur de souplesse et de renouvellement industriel : PAGEREF _Toc515369820 h 17?Moteur de développement régional et base d’équilibre : PAGEREF _Toc515369821 h 17SECTION 3 : Les types de financement / les demandes de financement exprimées par les PME : PAGEREF _Toc515369822 h 171.Les types de financement mis à la disposition des PME : PAGEREF _Toc515369823 h 18A.Le financement interne PAGEREF _Toc515369824 h 18?L’autofinancement : PAGEREF _Toc515369825 h 18?L’augmentation du capital : PAGEREF _Toc515369826 h 19?Les apports en comptes courants d’associés (CCA) : PAGEREF _Toc515369827 h 20B.Le financement externe : PAGEREF _Toc515369828 h 20?Le financement bancaire : PAGEREF _Toc515369829 h 21?Le financement par le crédit-bail  : PAGEREF _Toc515369830 h 21?Le financement par le capital risque : PAGEREF _Toc515369831 h 22?Le financement via le marché boursier : PAGEREF _Toc515369832 h 22?Le financement interentreprises : PAGEREF _Toc515369833 h 22?Le financement par les banques islamiques : PAGEREF _Toc515369834 h 232.Les besoins financières de la PME marocaine : PAGEREF _Toc515369835 h 24Chapitre 2 : le système bancaire et le financement de la PME au Maroc PAGEREF _Toc515369836 h 27SECTION 1 : La place de la PME au sein des banques marocaines : PAGEREF _Toc515369837 h 301.ATTIJARI WAFA-BANK : PAGEREF _Toc515369838 h 302.BMCE (Banque marocaine du Commerce extérieur) : PAGEREF _Toc515369839 h 313.La banque populaire : PAGEREF _Toc515369840 h 31Section 2 : Modalité de financement bancaire : PAGEREF _Toc515369842 h 321.LES CREDITS A COURT TERME : PAGEREF _Toc515369843 h 33?Crédit de trésorerie : PAGEREF _Toc515369844 h 34?Crédits par signature : PAGEREF _Toc515369845 h 352.Les Crédits à long terme : PAGEREF _Toc515369846 h 37Section 3 : Les risques de l’activité bancaire et limites de financement bancaire : PAGEREF _Toc515369847 h 401.Les risques de l’activité bancaire : PAGEREF _Toc515369848 h 40A.Le risque de non remboursement : PAGEREF _Toc515369849 h 41B.Le risque d’immobilisation : PAGEREF _Toc515369850 h 42C.Le risque Anti-sélection : PAGEREF _Toc515369851 h 42D.Le risque Moral : PAGEREF _Toc515369852 h 432.Les limites de financement bancaire : PAGEREF _Toc515369853 h 44Conclusion: PAGEREF _Toc515369854 h 45Chapitre 3 : Etude de cas financement à long terme d’une PME : cas de la BMCI TANGER succursale PAGEREF _Toc515369855 h 47SECTION 1 :Présentation de la banque BMCI : PAGEREF _Toc515369856 h 481.Fiche technique de la BMCI : PAGEREF _Toc515369857 h 502.Les valeurs de la BMCI : PAGEREF _Toc515369858 h 513.Organigramme de la BMCI TANGER succursale : PAGEREF _Toc515369859 h 51SECTION 2: Etude et processus d’octroi de crédits bancaire : PAGEREF _Toc515369860 h 531.Démarche adoptée pour le montage d’un dossier de crédit : PAGEREF _Toc515369861 h 53B.L’analyse de l’entreprise : PAGEREF _Toc515369862 h 53C.L’analyse de l’emprunteur : PAGEREF _Toc515369863 h 55D.Analyse financière : PAGEREF _Toc515369864 h 55E.Relations bancaires : PAGEREF _Toc515369865 h 56SECTION 3 : Etude du dossier de crédit Cas de la société « X » PAGEREF _Toc515369866 h 571.Présentation de la société : PAGEREF _Toc515369867 h 582.Développement de la société « X » : PAGEREF _Toc515369868 h 593.Présentation du dossier d’investissement: PAGEREF _Toc515369869 h 594.Analyse financière de la société : PAGEREF _Toc515369870 h 605.Consolidation de la structure financière : PAGEREF _Toc515369871 h 616.Résultat et recommandations : PAGEREF _Toc515369872 h 65Conclusion : PAGEREF _Toc515369873 h 67Conclusion générale : PAGEREF _Toc515369874 h 68BILBLIOGRAPHIE : PAGEREF _Toc515369875 h 71Mémoires : PAGEREF _Toc515369876 h 71Ouvrages : PAGEREF _Toc515369877 h 71Revues et articles : PAGEREF _Toc515369878 h 71Journaux : PAGEREF _Toc515369879 h 72Webographie : PAGEREF _Toc515369880 h 72Rapports : PAGEREF _Toc515369881 h 72TABLE DES MATIERES : PAGEREF _Toc515369882 h 73